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2. Gerii., I, 59 [L. à Old., vers 1674). .3. Ibid., I, 114 (L. à Old., août 1676). 4. Ibid., VI, 27, 41, 70-71, 97.

Leibniz s'est beaucoup occupé de Pascal. Il a lu chez Huygens celles de ses œuvres qui s'y trouvaient. Il demande à Perier de vouloir bien lui communiquer les manuscrits de ce grand homme. On lui envoie en retour « Les éléments de géométrie », avec la promesse de lui faire parvenir aussi « Les coniques », quand il aura rendu les feuilles déjà reçues1. Bref, Leibniz s'est passionné pour le génie mathématique de Pascal dont il sentait la merveilleuse puissance ; il s'est imprégné à fond de ses vues et de ses méthodes. Et voilà, sans doute, ce qui l'a préparé à discerner dans l'une de ses démonstrations « le triangle caractéristique » et sa portée. Sa découverte n'était pas seulement l'œuvre du hasard, mais aussi et surtout le fruit naturel d'une longue incubation.

Il y a peut-être quelque chose de plus dans l'influence de Barrow2 sur la pensée de Leibniz. Barrow, en calculant une parabole, s'était déjà servi et très nettement du triangle différentiel; il avait également employé la suppression des infinitésimaux qui sont d'un degré supérieur relativement aux autres3. Or, sans nul doute, il faut croire Leibniz, lorsqu'il nous ditque, lors de la première édition du livre de Barrow, il avait déjà écrit quelques centaines de feuilles... « sur les quantités inassignables et en se servant du triangle caractéristique » ; et que, par suite, il n'a pu tirer « aucun secours » de cet ouvrage « pour ses méthodes4. Mais ces remarques ne tranchent pas complètement la question. Il est bien difficile qu'à Londres Leibniz n'ait pas entendu parler une fois ou l'autre du triangle de Barrow ou de quelque chose d'approchant 5 : le fait semble d'autant plus probable qu'il était toujours aux aguets sur les nouvelles scientifiques. C'est ce que Jean Bernoulli insinue assez nettement dans sa solution du problème de la chaînette : « Le calcul de Barrow, dit-il, a présenté l'anse à celui de Leibniz0. »

1. Gerii., I, 70, 74, 80; II, 259 ; III, 67, 71-73 (notes) ; Gerh., Phil., III, 612- 613 (L. à Bemond, 14 mars 1711). — Cf. plus haut, p. 10.

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