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II. — De la Géométrie sublime

Outre le « calcul différentiel » dont l'idée s'est imposée très vite et pour toujours, on trouve chez Leibniz des vues d'ordre également mathématique dont le retentissement a été moindre, mais qui ne laissent pas d'avoir provoqué des recherches fécondes.

Sans cesse stimulé et dirigé par sa « combinatoire », Leibniz a travaillé avec ardeur à se faire de la science mathématique une idée plus haute, plus large et plus cohérente, à lui donner l'unité organique qui lui manquait encore3.

La science mathématique a « pour objet tout ce qui tombe sous nos sens ». Elle n'enveloppe donc pas seulement les modes de la quantité, mais aussi ceux de la qualité 4.

Or, on ne sait pas encore mesurer tous les modes de la quantité. « Viète et Descartes ne vont qu'aux problèmes de la géométrie rectilinaire , c'est-à-dire qui traite des moyens de trouver une ligne droite dont la relation à d'au-

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