Ibid., I, 180 ; V, 180-181 ; VII
ou ajouté aux données initiales ». Les homogènes suivent une loi d'une singulière fécondité : c'est qu'en allant d'un extrême à l'autre, ils traversent d'une manière continue tous les points intermédiaires et produisent par là même une infinité de figures ; et rien n'est plus favorable que ces changements insensibles aux méditations du géomètre1.
Outre ces diverses catégories qui toutes se rapportent plus ou moins à l'identité, il en est deux autres qui, elles, concernent la connexion des choses : à savoir l'inclusion et la détermination.
L'inclusion est un aspect de ce concept d'inhérence quijoue un rôle si considérable en métaphysique ; vu que l'on ne peut rien affirmer d'un sujet donné qui ne s'y trouve déjà de quelque manière. Ce mot un peu rude, mais très expressif, signifie le rapport du contenant au contenu. « Si la ligne A, par exemple, est enfermée dans la ligne B et qu'à son tour la ligne B soit enfermée dans la ligne G, il faut aussi que A soit enfermée dans C. Si la courbe A est dans L et que la courbe B soit également dans L, il ne se peut pas que les composés de A et de B ne soient eux-mêmes dans L2. » De là des combinaisons qui se multiplient à l'infini et que la << combinatoire » apprend à découvrir.
La détermination consiste en ce que les données d'un problème soient assez précises pour ne permettre qu'une solution satisfaisante. Soient, par exemple, trois points donnés A, B, C; il est manifeste qu'on ne "peut trouver qu'un cercle dont la courbe les traverse tous. A cette catégorie se rattache unesérie d'axiomes qui sont d'un grand usage. Tel est le suivant, dont l'application rend des services signalés dans le maniement du calcul infinitésimal : Supposez « que certains déterminants amènent un déterminé qui lui-même en amène un autre à son tour » ; on peut s'en servir dans cette nouvelle détermination » : cette substitution ne nuit pas à la justesse du calcul3.