‹ LeibnizChapitre 14 sur 310 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

à quitter cette capitale qu'il espère bien revoir un peu plus longuement. 11 a hâte de visiter l'Angleterre où son « hypothèse physique » Fa déjà fait connaître. Il esta Londres au commencement de 16731, suivi de sa machine à calcul qui dépasse celle de Pascal, qui prend une réputation croissante et dont Colbert lui-même ne tardera pas à faire faire un grand « modelle », « pour l'usage de l'Observatoire Royal'2 ».

Le voilà de suite en quête de relations. On le trouve chez Oldenburg avec lequel il est en correspondance depuis longtemps et qui, dès 1670, le tenait déjà pour un grand homme : « Tu vir amplissime » 3... On le voit chez Boyle; il a l'occasion de s'entretenir avec Newton, Wallis, Gregory, Collins et d'autres sommités encore. C'est dans une visite à Boyle qu'il rencontre le mathématicien Pell et qu'il engage une discussion avec lui sur l'art de sommer les séries à l'aide de leurs différences. Pell objecte que la méthode Leibniz revient à celle dont s'est servi le chanoine Gabriel Mouton dans son étude Sur les diamètres apparents du Soleil et de la Lune'*. Leibniz ne connaissait pas cet ouvrage; il se le procure et montre que son procédé est à la fois différent et plus général.

Dès les premiers jours de mars, Leibniz est de retour à Paris; et son intention est d'y faire un long séjour. Car c'est là qu'on « trouve les plus habiles hommes du temps, en toutes sortes de sciences5».

Il choisit un domicile sur la rue Garantière et y reçoit ses amis 6. Il fréquente chez Arnauld où vont aussi Nicole et Saint-Amand7 ; il est admis chez Colbert et devient l'ami du

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