GUrh., I
duc de Chèvreuse1. Ilugens, qui sait distinguer son talent mathématique, l'initie aux vraies méthodes, dirige ses efforts et lui communique les lettres de Pascal 2. En même temps, Leibniz se lie avec Malebranche : il discute avec lui dans la rue ou dans sa demeure ; on le trouve un jour chez un libraire, dissertant avec ce religieux autour d'un exemplaire de la Recherche de la vérité*. Il fait connaissance avec Iluet qui le charge de rédiger une Biographie pour le Dauphin; et le personnage qu'il choisit, c'est ce Marlianus Gapella qu'il cite lui-même dans la Théodicée et dont le mérite principal est d'avoir donné l'impulsion décisive à la symbolique médiévale des Arts Libéraux 4. Il ne manque pas non plus de se ménager ses entrées dans la Compagnie de Jésus, cette puis sance du temps : il a connu le P. de la Chaise et le P. Berthet; le P. Pardies est devenu son familier5.
Pascal ! nom glorieux qui exerce sur la pensée de Leibniz un attrait mystérieux et profond : il connaît déjà quelquesuns de ses écrits6 et s'empresse d'autant plus de se familiariser avec cette grande mémoire. Il la trouve toute vibrante dans le milieu de Port-Royal où Tonne parle qu'avec enthousiasme de cet ardent défenseur delà religion ; il entre en rapport avec Périer, avec le duc de Roannez, le grand ami de l'immortel défunt7. Dès le 6 avril 1673, il écrit à Oldenburg qu'il fait des recherches sur les inédits de Pascal et son enquête n'est pas vaine. Deux ans après, il obtient de Périer lui-même les « éléments de géométrie », et un plus tard « les coniques », avec prière de les « lire » et de les '< ranger8 ».