Gerh., VII, p. 226-227; Cf. Ibid., IV, p
SCIENCES
blables à l'échelle des puissances, et que donc celles-ci peuvent être remplacées par celles-là1. Tels sont les thèmes principaux que Leibniz met en avant pour établir et défendre sa découverte. Il y revient sans cesse, bien que sous des modes divers : il s'y plait, il s'y complaît. Évidemment, ce qui le frappe avant tout, ce qui charme son intelligence éprise de beauté autant que d'exactitude, c'est que l'arithmétique binaire lui apparait comme dominée par ce principe de continuité et cette loi du plus simple qui jouent un rôle si considérable dans sa métaphysique.
Mais cet art avait-il réellement, en mathématique, l'importance « merveilleuse » qu'y voyait Leibniz? Les deux Bernoulli lisent, se rendent compte et répondent à l'unisson qu'il n'en est rien. A leurs yeux, l'arithmétique ordinaire peut faire tout ce que fait l'autre, et même plus aisément2. C'est le jugement qui a survécu. Même au xvne siècle, l'arithmétique dyadique n'a eu que très peu de partisans; puis on a fini et assez vite par n'en plus parler du tout.