V. Bar., Org., 207-208 : les Pensées parurent en 1G
7. Gerh., Phil., III, 195-19C ( . à Burnett, 12 févr.1769). Dès 1G71, Leib. parle de Pascal dans son De resurrect.
8. Gerh., Math., I, 41, 70, 74, 80 {Corresp. avec Old.); Ibid., II, 259 {L. à L'Hospital, 27 nov. 1694); Ibid., III, 67, 72-73 {Corresp. avec Jac. BernouW, 1703); Gerïi., Phil., 111, 612-613 {L. àliemonil, 14 mar s 1714). ; — Cf. Contlraï,
, Op. ,98, 124, 181, 220, 57.% 589;— Bar., Org., 224 [Méd. théol. : commentaire des deux infinis de Pascal); V. plus bas, p. 130-131.
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Ce n'est pas assez pour Leibniz de fréquenter les savants ni de s'intéresser à leur mémoire. Chez lui, la spéculation et l'expérience sont toujours allées de pair : il veut raisonner en géomètre et regarder en homme. Dès que le loisir lui en est donné, il passe aux questions pratiques. On le trouve avec les ouvriers dans les manufactures1; il écrit des notes d'économie politique2; il trace des projets relatifs aux travaux des mines3; il s'enferme dans les bibliothèques pour y faire des recherches historiques 4. C'est avec toutes ses pièces à la fois qu'il travaille sans relâche à reculer les frontières de l'ignorance.
Les sciences : voilà surtout ce que Leibniz veut apprendre pendant sa résidence à Paris5. Mais il ne s'y passionne pas à la manière d'un Grec qui se borne au plaisir de la contemplation; il ne les étudie pas non plus avec l'attention myope d'un vulgaire praticien qui ne vise qu'au profit immédiat. 11 a des préoccupations d'ordre religieux et moral; et c'est là que réside le « muscle » invisible de sa prodigieuse activité.
Un soir, au Faubourg Saint-Marceau, Leibniz se trouvait chez Arnauld, avec Nicole, Saint-Amand et d'autres Jansénistes. Comme on parlait de piété, il prit tout à coup la parole et formula la prière suivante : « 0 unique, éternel, tout-puissant, omniscient et omniprésent : toi seul es Dieu, le Dieu véridique et dont la domination n'a pas de bornes ; moi, ta pauvre créature, je crois en toi, j'espère en toi, je t'aime par-dessus toutes choses, je te prie, je te loue, je te remercie et me donne à toi. Pardonne-moi mes péchés et donne-moi, comme à tous les hommes, ce qui, d'après ta
1. Klopp, III, 227-228 [L. à Habbeus de Lichtenstern, avr. 1673).