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Gerk., VI

Le tourbillon, une fois établi, forme immédiatement un centre autour duquel les autres parties de l'éther se mettent à tourner sur elles-mêmes, et avec une vitesse d'autant moindre qu'elles en sont plus éloignées. On voit un échantillon de ce mouvement, lorsqu'on établit le contact entre une bille en rotation et une autre bille qui est encore à l'état de repos : celle-ci commence à tourner aussi sur elle-même, bien qu'en sens inverse de celle-là1.

Le tourbillon primitif fait également que les parties de l'éther qui sont extérieures à son centre, reçoivent un mouvement de translation qui ne peut être que curviligne. Cet autre mouvement des éléments éthérés procède, en effet, de la même cause que leur rotation elle-même, à savoir leur enserrement entre deux cercles dont l'un se meut déjà; et sa vitesse n'est pas partout la même non plus : elle décroît aussi à mesure que l'élément projeté s'en va plus loin du centre2.

Ces inégalités du mouvement de translation entraînent deux conséquences dont chacune marque un progrès de plus vers l'hétérogène. De distance en distance, les plaines de l'éther se fragmentent. Il s'y forme des coupures circulaires, semblables à celles qu'on obtient sur une plaquette de bois, en faisant tourner un compas autour d'un même point; de là autant de sphères lumineuses et mouvantes, autant de diadèmes de feu dont la nature orne déjà son temple. En même temps, et dans les intervalles qui séparent ces sphères, il se produit un nombre incalculable de déchirures plus ou moins profondes, grâce auxquelles les parties de l'éther exercent les unes sur les autres des pressions différentes et forment ainsi des systèmes d'une cohérence également variée3.

D'autre part, la vitesse centrifuge de ces éléments décroît, comme celle des sphères elles-mêmes, à mesure qu'ils s'éloignent du centre. Raréfiés vers le milieu et comme balayés par une tempête, ils se condensent en gagnant les extrémi-

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