Ibid., VI, 91-92 {Rép.à H. Fabre, Prop
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tés; et la grande loi de l'équilibre se trouve ainsi rompue. Il faut donc qu'il se détermine une action en retour pour la rétablir, à mesure qu'elle est violée : il faut que le mouvement centrifuge devienne centripète et regagne enfin la région dont il est parti l.
Tout cela était; et les planètes n'existaient pas encore, ni le soleil non plus. Mais il y avait déjà dans les choses les causes immédiates d'où devaient sortir ces géants de l'espace et leurs balancements rythmiques : c'est ce que nous révèle la réalisation progressive des lois déjà énoncées.
Grâce au décroissement continu qui s'accuse à partir du centre dans la force de projection, il s'est produit autour du tourbillon initial un cercle de vitesse moindre qui l'a emprisonné. D'un autre côté, cette masse une fois captive est allée se condensant de plus en plus, sous une grêle de bulles éthérées qui lui venaient sans cesse de la périphérie en vertu de leur refoulement perpétuel. La lumière des premiers jours, d'abord partout également diffuse, a donc dû peu à peu se transformer en cet immense globe de feu que nous appelons le soleil 2.
La terre elle-même n'est que l'un de ces innombrables systèmes d'éléments éthérés qui se forment dans l'intervalle des sphères. Animée d'un mouvement de rotation à cause de la vitesse inégale des grands cercles qui l'enserrent, elle est en même temps frappée sans répit et par les rayons qui lui viennent directement du soleil et par ceux que la force centripète lui ramène et par les tourbillons minuscules qui ne cessent d'affluer à sa surface. Elle s'est donc arrondie, à peu près comme une pièce de bois sur le tour pendant que le ciseau la façonne. Elle s'est également condensée sous la pression continue qu'elle subit du dehors et sa croûte a dû