‹ LeibnizChapitre 155 sur 310 · Gerh., VI, 90 (Prop · texte numérisé non relu

Gerh., VI, 90 (Prop

4. Ibid., VI, 25-26 (Prop. 16-18), 31 (Prop. 24), 88 (Prop. 10-11), 164 (fond), 165» 195, 198, 252-253.

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le cylindre par rapport à l'horizon » ; elle réussit aussi longtemps que la force de refoulement reste supérieure à la résistance de la colonne de mercure qui soutient le globe immergé. L'équilibre ne s'établit qu'à cette condition1.

Ainsi se développent les phénomènes célestes, d'après Leibniz. Le monde est un palais de lumière varié à l'infini dans l'unité d'un même principe : ce qui constitue la marque distinctive de la beauté. Platon se représentait le monde comme un palais d'émeraudes. Le philosophe allemand a gardé quelque chose du sens esthétique qui inspirait le philosophe grec.

Mais, en même temps, il croit être d'accord avec les données de la science, et mieux que personne : il présente son système comme le plus complet et le plus conforme aux faits connus.

Newton ne remonte pas aux causes; il se borne à déduire les conséquences mathématiques qui découlent des faits: son œuvre manque de philosophie'2.

Il en va tout différemment de Descartes; mais il s'est arrêté au premier plan des choses, qui est celui de l'étendue. Son mécanisme n'est que « l'antichambre de la philosophie » 3 ; et de là toute une série d'erreurs dont il fallait sortir.

Descartes a cru à l'unité de la matière; et c'est un point de sa doctrine qu'il faut approuver. Mais il n'a pas su voir en quoi consiste ce principe unique sur lequel la nature brode toute son œuvre. Si la matière n'est qu'un agrégat de parties inertes, impossible que le mouvement se communique de l'un à l'autre de ces éléments : passifs et d'une entière indépendance, ils sont essentiellement incapables d'engendrer une combinaison quelconque.

Descartes a cru qu'il n'y a pas de vide dans la nature1; et

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