‹ LeibnizChapitre 166 sur 310 · Dut., II, h, p. 209; — Gerh., Phil., IV · texte numérisé non relu

Dut., II, h, p. 209; — Gerh., Phil., IV

5. Dut., II, h, p. 128 [Ad Jo. And. Stisserum, 25 mars 1700).

LKIBNIZ.

Aussi voyez la place que tient l'alchimie dans les recherches de Leibniz : il n'omet aucune occasion d'y faire du progrès ou d'en tirer profit1.

A Niirnberg, il entre dans la société des Rose -Croix ; il en devient le secrétaire. Et, s'il prend part aux questions qui s'y traitent, ce n'est pas seulement pour toucher une pension; il cherche avant tout son bénéfice intellectuel : son principal désir est de s'initier aux mystères de l'alchimie, afin de voir ce que la science en peut tirer de solide2.

Sa « théorie du mouvement concret » est elle-même chargée de termes, de formules et de nolions qui lui viennent tout droit des alchimistes; et l'on voit, à la lecture, qu'il tient à rester d'accord avec ces vieux pionniers du savoir, qu'il n'y tient guère moins qu'à marcher en compagnie de Descartes, de Hobbes ou de Bayle3. On retrouve le même langage et la même préoccupation dans la lettre qu'il adresse au duc Jean Frédéric le 21 mai 1671 : ces quelques pages sont également bondées d'alchimismes, et à ce point qu'on ne laisse pas d'en avoir une certaine surprise 4.

Leibniz suit avec une attention toute particulière les élucubrations de Franz Mercure van Helmont, l'auteur du Seder olam. Il les recueille, les commente, les critique, les rejette ou les intègre à sa pensée : les notes de ce genre comprennent plus de quarante folios inédits5. L'entrevue de Leibniz et de van Helmont, qui eut lieu dans le courant de mars 1696 en présence de la duchesse Sophie0, nous a laissé un échantillon de ce libéral et sympathique examen que le philosophe faisait subir à l'alchimiste. M. Helmont, raconte Leibniz, a passé quelques jours ici. « Luy et Moy nous nous rendimes tous les matins vers les neuf heures

1. Pour comprendre Leibniz sur ce sujet, il est bon de se rappeler (ju'a son époque, l'alchimie et la chimie ne faisaient encore qu'une même chose.

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