‹ LeibnizChapitre 167 sur 310 · V. Baruzi, Leib.y 85-87 (/neU, theol, V · texte numérisé non relu

V. Baruzi, Leib.y 85-87 (/neU, theol, V

6. Gerh., PhiL, 111, 176 {L. à Burnett, 7/17 mars 1696); Ibicl., VII, 539.

MATIÈRE ET PENSÉE

dans la chambre de Madame l'Electrice; M. Helmont tenait le bureau, et Moy j'estais l'auditeur, et de temps en temps je l'interrogeais, car il a de la peine à s'expliquer clairement. » Voilà l'instruction du procès. Puis la réplique ne tarde pas à paraître ; suit une appréciation des vues exposées qui naturellement se fait tout entière à la lumière des principes du monadisme l.

Il n'est donc pas douteux que Leibniz ait emprunté quelques-unes de ses idées à l'alchimie ; il n'est pas douteux en particulier, et surtout d'après certains passages de la « Nouvelle hypothèse »2, qu'il doive à cet art sa théorie de la « terre damnée ».

La théologie scolastique et l'alchimie : deux sources auxquelles Leibniz a puisé. Et l'établissement de ce lait nous mène encore plus loin. La définition de la substance corporelle que Leibniz oppose à Descartes lui vient d'Aristote, comme il le reconnaît d'ailleurs lui-même, et dans sa lettre au duc Jean Frédéric 3 et dans sa lettre à Antoine Arnauld4 : sans doute, il moditie cette notion en lui donnant un caractère plus dynamique; mais il en garde l'essentiel. Pareille est l'origine de la théorie du « noyau » vital; et cet autre point, on le peut maintenir, non seulement parce que les principes de l'alchimie se rattachent directement à l'idée aristotélicienne de la matière , mais encore pour une raison très spéciale que nous tirons du Traité de la génération des animaux'0. Aristote admet, dans cet ouvrage, que le germe séminal présente une sorte d'enveloppe qui n'est « ni du feu ni rien de semblable », mais quelque chose « de plus divin », « un élément analogue à la matière des

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