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astres ». Il ajoute que là réside l'architecte intérieur de la vie. Imaginez de plus que ce principe intime et subtil ne soit pas destiné à disparaître, qu'il ait de quoi persister encore après l'écroulement de son œuvre; et Ton a le « centre de force » dont parlaient les alchimistes.
On a vu plus haut que, si Leibniz emprunte au stagirite sa notion de substance *, il ne laisse pas de la transformer en y joignant un élément nouveau qui est l'idée de force. D'où lui est venue cette idée qui fait comme le centre de « l'hypothèse physique » et qui, dans le développement de sa pensée, ne perdra jamais cette place dominatrice?
Il est certain que Leibniz a pris pour point de départ une donnée d'ordre scientifique, qui est le mouvement. Mais comment a-t-il passé de ce fait à la notion de force?
Leibniz observe assez vite que la théorie de Descartes n'explique pas l'apparition du mouvement, qu'il est impossible d'en rendre compte, si l'on se borne à le considérer comme « une simple succession de sites » ; qu'il y faut une cause que cette succession ne contient pas. Le mécanisme lui apparaît comme une solution manifestement insuffisante2. D'autre part, il n'a pas de peine à remarquer que la force s'accuse d'une manière à peu près indéniable dans certains phénomènes de la nature : tels que le jeu d'un ressort, la tension d'une corde, l'explosion d'une mine, l'adhérence de deux plaques de marbre poli appliquées l'une sur l'autre3. Cette induction lui semble d'autant plus solide que nombre de chercheurs l'ont déjà tirée avant lui : l'idée de force domine chez les alchimistes ; on la trouve également dans Vossius, Honorât Fabre, et même