Gerh., Phil
MATIÈRE ET PENSÉE
degré suprême toute la positivité de notre existence1. D'ailleurs, quelle doctrine plus favorable au triomphe final de l'esprit que celle où la mort est représentée, non comme une extinction, mais comme une rédemption; où la vie présente n'a d'autre but que de nous conduire au plein et éternel achèvement de nous-mêmes2! Platon a vu juste, beaucoup plus juste qu'Aristote3. Sans doute, il n'a pas poussé jusqu'au bout sa propre pensée ; mais grâce à son puissant effort, la voie est ouverte et l'on n'a plus qu'à marcher sur ses traces.
A partir de l'année 1671,1e développement du Monadisme s'arrête un certain temps ou du moins se ralentit.
Leibniz est absorbé par une « masse » de questions soit politiques, soit juridiques : il s'agit en particulier de la « visite à Versailles » qu'il faut préparer et dont Leibniz voudrait bien faire partie4.
Au mois de mars 1672, il vient de fait à Paris pour la mission quril désirait avoir. Mais le voilà par là même aux prises avec un tourbillon d'affaires qui ne s'apaise que peu à peu; le 26 mars 1673, il se plaint encore d'en être accablé5. De plus, une fois en contact avec les mathématiciens modernes, Leibniz ne s'occupe presque plus que des mathématiques et de la science qui leur touche de plus près, la méthodologie. C'est ce qu'il est facile de voir par les fragments qui datent de cette époque6. En lisant les œu-