‹ LeibnizChapitre 177 sur 310 · Cout., 179 (vers 1686); Ibid · texte numérisé non relu

Cout., 179 (vers 1686); Ibid

4. P. Jan., 687 [L. à Arnauld, 14 janvier 1688); Erd., 179b (1702).

5. Gerh., Phil., I, 137. — Cf. plus bas, p. 208-211, l'idée que Leib. se fait de l'infini.

reviennent sans cesse sous sa plume ^ On constate également dans ses écrits une confusion souverainement regrettable entre le concept d'être a se, qui concerne uniquement la Cause Première, et le concept d'être in se qui s'étend à toutes les substances créées et signifie simplement qu'elles n'existent pas dans une autre chose comme dans un sujet d'inhérence2. Sa notion de. la causalité est plus superficielle encore; on peut même dire qu'elle implique contradiction. Car tantôt il faut que l'elTet ressemble de quelque manière à sa cause, et dans la mesure même où il est tel3; tantôt, au contraire, il faut que l'effet et sa cause soient complètement hétérogènes4.

Tous ces concepts, pourtant fondamentaux, n'ont chez Spinoza «, qu'une apparence de rigueur géométrique ». Encore n'y a-t-il là qu'une partie des crevasses et des trous que présente à l'examen le système de Spinoza. Comment n'a-t-il pas vu ce caractère de contingence qui s'accuse si visiblement dans la plupart des phénomènes de la nature 5? Comment ose-t-il affirmer que l'âme n'est qu'un agrégat d'idées, que la volonté n'est qu'une volition et que par là même il n'existe en nous aucun principe à la fois simple et fixe, « source inépuisable de pensées », de désirs et de vouloirs6? D'où lui vient cette vaillance singulière qui le pousse à nier jusqu'au bout, et avec une sérénité glaciale, ce que nous avons de plus inlime et de plus clair, à savoir ce moi

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