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s'aperçoit d'une personne qui lui crie et va droit à cette personne, dont il n'avait eu déjà auparavant qu'une perception nue mais confuse comme de tous les autres objets, qui tombaient sous ses yeux et dont les rayons frappaient son cristallin1 ».
k° Chez l'homme, l'attention s'accompagne de réflexion. Et de là un autre moyen, le plus puissant de tous, d'élargir le domaine de l'expérience. Car la réflexion conduit tout droit à la découverte du possible ; et le possible lui-même pousse, par la voie des hypothèses, à la connaissance de faits nouveaux. Mais ici commence un ordre de perceptions tout différent.
Outre les images, ou représentations concrètes, nous trouvons en nous des idées, ou représentations abstraites. D'où viennent ces autres formes de la pensée? Faut-il y voir une simple élaboration des images elles-mêmes? Est-ce des données de l'expérience qu'elles résultent en vertu de l'activité de l'entendement? Aristote et ses « sectateurs » l'ont cru; mais il semble bien que leur solution soit insuffisante et que, sur ce point comme sur d'autres, le passé demande « quelque perfectionnement ».
Il y a des vérités de fait, c'est-à-dire des jugements, soit particuliers, soit généraux, où l'attribut s'ajoute au sujet sans laisser voir comment il en dérive. Et ces vérités sont tirées de l'expérience : c'est la réflexion qui les en dégage et les formule. Mais il faut distinguer aussi des vérités nécessaires, comme celles « de l'arithmétique et de la géométrie » : il existe des propositions dont les deux termes sont tellement lies l'un à l'autre que l'on ne conçoit ni lieu ni temps où le premier n'enveloppe le second. Or il y a là une donnée originale que ni l'observation toute seule ni l'observation aidée de la réflexion ne peuvent expliquer. Rien dans les synthèses purement empiriques, qu'elles expriment