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ni totale ni partielle : ils forment comme deux séries parallèles. Mais il existe entre eux une correspondance constante. Les images ont, à l'égard des idées, trois rôles assez distincts : 1° elles « nous donnent occasion de nous en apercevoir 1 » ; 2° elles dirigent notre entendement en lui fournissant telle pisle d'idées plutôt que telle autre2; 3° elles sont un moyen de vérification : en « éprouvant » nos raisonnements « dans les exemples comme font les arithméticiens vulgaires », nous nous assurons de leur justesse3.
Les images éveillent en notre entendement les théories d'idées qui s'y trouvent à l'état virtuel; et les idées, de leur côté, « s'appliquent » aux images de manière à les coordonner : « elles en font l'âme et la liaison4 ». « Cette proposition le doux n'est pas Vamer, n'est point innée, suivant le sens que nous avons donné à ce ternie de vérité innée. Car les sentimens du doux et de l'amer viennent des sens externes. Ainsi c'est une conclusion mêlée (hybrida conclusio) où l'axiome est appliqué à une vérité sensible 5. » « Celui qui connaît que dix est plus que neuf, que le corps est plus grand que le doigt, et que la maison est trop grande pour pouvoir s'enfuir par la porte, connaît chacune de ces propositions particulières, par une même raison générale, qui y est comme incorporée et enluminée, tout comme l'on voit des traits, chargés de couleurs, où la proportion et la configuration consistent proprement dans les traits, quelle que soit la couleur6. » Il en va toujours ainsi, que les propositions dont il s'agit soient singulières ou qu'elles aient cette généralité relative que l'expérience par ellemême ne dépasse jamais : ce sont les idées qui, en s'y mêlant, leur communiquent la nécessité que nous y remarquons assez souvent. Et, par une telle explication, Leibniz annonce et prépare Kant. Kant fera de tout objet de la