‹ LeibnizChapitre 248 sur 310 · Gerh., Phil, VII, 510 (L. à Bierling, 20 octobr · texte numérisé non relu

Gerh., Phil, VII, 510 (L. à Bierling, 20 octobr

2. Gerh., Phil, I, 160 (L. à Conring, vers 1670); — G. Mollat, 6 (Init. inst.); — Erd., 119b-120a {De notionibus juris..., 1693); — Gerh., Phil., VII, 511 (L. à Bierling, vers 1712).

LA CITÉ DE DIEU

nature ne contient plus de valeurs morales; et par suite, il n'y a plus d'obligation naturelle. Supprimer celle d'en haut, c'est du même coup supprimer celle d'en bas1.

Une autre antinomie tient à la manière dont nous actionne la connaissance du bien. D'après Leibniz, le bien n'influe pas directement sur la volonté; il ne la meut qu'autant qu'il devient un attrait, il ne la meut que par l'intermédiaire de l'émotivité : aimer le bien, c'est en sentir le charme, c'est s'y complaire, et rien de plus. Mais alors que devient le devoir? Gomment peut-il prendre place dans la trame de nos actions? On peut bien ordonner à quelqu'un de vouloir telle ou telle chose ; mais il est ridicule de lui dire : prenez-y votre plaisir. La sensibilité ne se commande pas.

Cette critique, que Kant formulait gratuitement à l'adresse de la morale chrétienne2, porte à plein contre celle de Leibniz.

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