‹ LeibnizChapitre 260 sur 310 · Erd., 737a (L. à Remond · texte numérisé non relu

Erd., 737a (L. à Remond

3. Gerh., PhiL, 111, 384 {L. à Coste, 4 juil. 1706); Cf. Ibid., VII, 497 (L. à Bierling, 7 juil. 1711) : Platon et Pytkagore portés très haut pour tendances mystiques.

4. Baruzi, Leib., inéd., 332 (Extrait du journal anglais de William Penn)

5. Œuvres philos, de Descartes, t. III, 192 {L. à Mme Elizabeth), éd. Gar-* nier, Paris, 1835; Ibid., 259-273 {L. à Chanut).

LA CITÉ DE DIEU

d'après lesquelles il doit diriger sa conduite à l'égard de ses semblables?

Nous entrons ici sur un domaine particulièrement familier à Leibniz, celui de la jurisprudence. Indiquons d'abord, dans leur suite chronologique, les travaux qu'il a faits à cet égard. Nous nous préparerons ainsi à l'intelligence de sa pensée.

A dix-sept ans, Leibniz se choisit une carrière. Or il ne se prononce pas pour la scolastique où son talent s'était déjà fait remarquer, ni pour la poésie, comme le craignaient certaines personnes de son entourage ; il se voue à l'étude du droit; et, sa décision une fois prise, il se met à l'œuvre sans délai, persuadé qu'il trouvera de ce côté une mine plus neuve et « plus riche en résultats ».

Le 3 décembre 1664, il soutient, pour devenir « maître en philosophie », une thèse intitulée Spécimen difficiiltatis, in jure, seu Questiones philosophiez amœniores ex jure collectœ. Il s'agit de faire voir, dans ce travail, que le seul moyen de tirer le droit du chaos où il est tombé, c'est d'y ramener un peu de philosophie. Les « fondateurs de cette science » ont ét« « des prêtres de la sagesse ». Ulpien, par exemple, concevait la jurisprudence comme « la science des choses divines et humaines ». C'est l'idée à laquelle il faut revenir, si Ton veut sortir du labyrinthe où les jurisconsultes tournent depuis si longtemps 1 .

Le 14 juillet de l'année suivante, Leibniz présente un autre travail Sur les conditions du droit 2. Son but est de soutenir que le droit romain témoigne d'une profondeur et dune pénétration admirables, mais que l'ordre y fait défaut ; que, par suite, on accomplirait une œuvre éminemment utile, en soumettant ses décisions à l'épreuve d'une démonstration rigoureuse et comme mathématique. De là jailliraient

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