‹ LeibnizChapitre 27 sur 310 · Ibid., 162-163 {Hugens à Leib., 17 sept · texte numérisé non relu

Ibid., 162-163 {Hugens à Leib., 17 sept

5. Ibid., 228-229 {L. à L'Hospital, vers 1693); Ibid., III, 348-349 (L. à Joh. Bern., 28 déc. 1696).

empire sur sa pensée : il s'agit de promouvoir la science, de fonder une doctrine théologico-philosophique mathématiquement rigoureuse et d'instituer une langue universelle qui soit impeccable comme celle de l'algèbre.

Une doctrine théologico-philosophique, c'est une partie de son programme à laquelle Leibniz a travaillé avec une persévérance toute particulière et qui, poussée à son dernier degré de perfection, devait être conforme aux règles de la caractéristique.

Il a mis près d'une vingtaine d'années soit à découvrir, soit à réduire en système les idées que contient Je Discours de métaphysique et qui renferment déjà toute sa philosophie1. Les Nouveaux Essais sont également une œuvre de longue haleine. Sans doute, c'est assez rapidement qu'il l'a composée : il l'avoue lui-même. « J'ay fait ces remarques, dit-il, aux heures perdues quand j'estais en voyage, ou à Herenhausen, lorsque la cour y estait logée. » Mais il se hâte d'expliquer cette promptitude d'exécution. C'est que, ajoute-t-il un peu plus bas, c'est que « j'ay tout réglé il y a longtemps sur ces matières de philosophie générale, d'une manière que je crois démonstrative ou peu s'en faut, de sorte que je n'ay presque point besoin de nouvelles Méditations là dessus2 ». Leibniz tient à cette remarque : il y revient dans une lettre àLadyMasham de l'année 1704 3 ; il la formule derechef au début de son livre4. Et l'on peut, dans une certaine mesure, en constater la portée. V Essai de Locke parut pour la première fois en 16905. En 1696, Leibniz écrivait à Burnett : « Je trouvay aussi dernièrement un brouillon que j'avais déjà fait copier autresfois, des remarques que j'avais faites en parcourant l'excellent Essay de M, Lock sur l'entendement de l'homme; je prends la liberté de vous en envoyer une copie6. » D'ailleurs, l'ouvrage du philosophe anglais

1. En 1675 ou 1676, Leibniz avait déjà toutes les idées d'où devait sortir le Discours de métaphysique, qui était prêt vers fin 1885.

Page 1