Gerh., Phil., III, 209 {L. à Burnett, 24 août
5. Klopp, VII, 23 {Des méthodes de réunion). — Leib. tient infiniment à ce que sa thèse sur le concile de Trente soit décidément établie; il sent que là réside le point vif, celui dont dépendent tous les essais d'entente. « Si l'on croit, dit-il lui-même à Mad. de Brinon, obtenir un parfait consentement sur toutes les décisions de Trente, adieu la Réunion (V. Klopp, VII, 263; I, 23 oct. 1693) », et, par ces paroles, il traduit la pensée irréductible de son camp. Aussi cher-
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moins d'importance *. Supposez d'ailleurs qu'un concile soit véritablement reconnu comme œcuménique, tel que celui de Nicée ou de Chalcédoine; il faut encore définir les limites à l'intérieur desquelles il reste infaillible.
Les conciles, même œcuméniques, peuvent se tromper en matière de sciences. « Quand toute l'Église se serait soulevée ou se soulèverait contre Copernic ou Galilée, elle aurait tort. Un homme exact qui fait des recherches avec soin, est plus croyable que tout un monde d'ignorants ou de gens qui ne traitent que superficiellement des matières difficiles. » Il faut en dire autant des questions philosophiques, « qui dépendent du raisonnement ». L'Église n'est au monde ni pour nous apprendre comment va le ciel ni pour faire prévaloir une théorie de la substance2.
Sa mission providentielle est de conserver et de défendre les « vérités nécessaires au salut » ; et c'est sur ce domaine seulement que les conciles œcuméniques sont préservés contre Terreur3.
Encore faut-il préciser cette zone d'inerrance.Elle ne comprend pas ce qu'on est convenu d'appeler les « questions de fait ». Savoir, par exemple, si Jansénius a réellement donné aux propositions dont se compose son ouvrage, le sens dans lequel elles ont été condamnées, c'est un problème qui n'a pas encore de solution définitive, malgré la sentence que Rome a portée à cet égard ; et pour une raison très simple : que Jansénius ait pensé ceci ou cela, les vérités nécessaires au salut s'en portent également bien 4.
che-t-il partout des preuves à l'appui de son opinion. Il raconte, dans une lettre à Nicaise de 1697 (Gerh., Phil., II, 563), « que des mémoires de certains prélats qui ont assisté au Concile de Trente ont esté découverts et seront publiés fidèlement sur des originaux ». Cette nouvelle est « curieuse », nous dit-il, et sa joie est grande.