Klopp, II, 402, 349 (De exped. Mgypt
3. Klopp, II, 83 (De propos. MgypL, 1670); Ibid., 369, 412, 414-415 {De exped. jEgypt., 1670); Ibid., 2Q6 {Consil. œgypt.).
Par contre, c'est au premier rang de la grande famille qu'il faut placer les peuples de l'Occident. Ils ont eu l'intelligence assez forte et l'âme assez noble pour accepter la lumière libératrice et la suivre. Elle a façonné leur esprit et leurs mœurs ; le ferment de vérité et d'amour qui vit au fond de leur cœur ne disparaîtra jamais; et c'est de cette civilisation privilégiée que doit partir l'étincelle qui éveillera tout le reste. L'Europe n'est pas seulement de l'humanité; elle en est la providentielle éducatrice1.
Bien loin de la portion du globe que nous habitons, au delà des Indes et des monts Himalaya se trouve une autre région dont le rôle civilisateur est clairement indiqué : c'est la Chine, cette « France de l'Orient ». Si la langue de ce peuple n'est pas « primitive », comme le chevalier John Webbe s'est efforcé de le faire voir, elle remonte du moins très haut vers les origines de l'humanité2. Grâce à ses thèses fondamentales sur Dieu, l'âme et la vie future, la philosophie chinoise présente une parenté très intime avec la doctrine chrétienne; et, par d'insensibles rapprochements, on pourrait les identifier entre elles3. La bonne fortune a d'ailleurs voulu que l'Empereur, rompant avec les traditions persécutrices de la nation, accordât'au culte chrétien plein droit de cité dans tout l'empire. Voilà la nouvelle « terre promise », celle de la chrétienté. Sans doute, la conquête en est encore livrée au zèle des missionnaires Romains dont la « superstition » gâte l'enseignement. Mais la porte reste ouverte. C'est aux protestants d'envahir cette vaste contrée où l'on compte « plus de deux cents millions d'hommes », d'y prédominer et d'y faire entrer dans les âmes ta véritable pensée du Christ, celle dont ils ont gardé le sens4.
1. Klopp, II, 50-51 {De prop. JSgypt.); Ibid., 76-78 {Le songe de Louis XIV).