Gerh., Phil., I, 31 (L, à Sac. Thom., 6/11 avril
3. Gerh., Phil., II, 383-384 {L. au P. des Bosses, 12 aoust 1709).
4. Gerh., Math., IV, 28 (L. à Wallis, 28 mai 1697; ; Ibid., 75 (Wallis à Leib., 29 mars 1700); Ibid., 79-80 (Leib. à Wallis, vers 1700); Ibid., Phil., II, 583 (L. à Nicaise, 14 mai 1698); Ibid., 384 {L. au P. des Bosses, 12 aoust 1709); Ibid., III, 665 (L. à Remond, 17 janv. 1716).
Là se trouve la raison pour laquelle Leib. prend un si vif intérêt à la question des rites qui s'éleva en Chine entre les Jésuites et les autres missionnaires et dont la solution mit fin pour si longtemps à l'œuvre de la conversion des
LA CITÉ DE DIEC. 349
Cette notion de l'humanité nous fait comprendre la manière dont Leibniz a conçu l'expansion de l'Europe. Il ne s'agit pas « de prendre quelques villes sur les bords du Rhin ou en Belgique » ; il ne s'agit pas non plus de savoir qui pourra dominer sur le continent de la maison de Bourbon ou de celle des Habsbourg. Les guerres entre chrétiens « ne sont pas seulement impies; elles sont ineptes ». « Vouloir soumettre des nations civilisées, belliqueuses et passionnées d'indépendance », c'est entreprendre une lutte interminable ou d'où l'on ne peut sortir qu'épuisé et sans espérance de gain1. L'Orient, voilà le côté vers où, comme d'autres croisés, les Européens doivent tourner leurs regards ; et l'Egypte se présente comme le chemin le plus naturel à prendre, le plus facile et le plus avantageux. « C'est une région fertile et populeuse..., le lien de l'Asie et de l'Afrique, le point de communication entre l'Océan et la Méditerranée, le grenier de l'Orient, le marché de l'Inde et de l'Europe2. » A qui s'en rendra maitre appartiendra « le généralat de la chrétienté 3 » .
Ainsi parlait Leibniz avant la guerre de Hollande ; et, si depuis cette période il a dû changer ses moyens d'exécution, il n'en a pas moins gardé la même idée, toujours prêt à profiter des événements qui pouvaient lui être favorables. C'est sous son influence qu'il écrit de Charles XII qu'il voudrait le voir régner jusqu'au fleuve Amour4; c'est dans la
« Célestes ». Voir ce que Leibniz a dit sur ce sujet : Gerh., Phil., II, 590 (L. à Nicaise, 6/16 aoust 1699); Ibid., II, 393 (L. au P. des Bosses, 25 oct. 1709); Ibid., II, 403 (L. au même, 2 mai 1710); Ibid., II, 406 (L. au même, 2 juill. 1710) ; Ibid., II, 413 (L. au même, 18 nov. 1710); Ibid., II, 420 (L. au même, 2 mars 1711); Ibid., II, 424 (L. au même, 8 juill. 1711); — Erd., 681a(£. au même, 15 févr. 1712); Ibid., 682a(Z. aumême, 26 mai 1712); — Gerh., Phil., II, 478 (L. aumême, 24 avril 1713); — Erd., 713a (L. au même, 21 avril 1714); — Gerh., Phil., II, 499 (L. au même, 30 juin 1715); Ibid., 507 (L. au même, 24 déc. 1715). Il s'agissait de conserver aux chrétiens leur liberté d'action dans le céleste Empire; le décret de Rome devait avoir pour effet de la supprimer.
1. Klopp, II, 57 [De proposit. jEgypt., 1670); Ibid., 181 {Consil. xEgyptiac, 1670); Ibid., 221-222 (De expedit. Mgypt., 1670).
2. Ibid., 79-80, 83 (De prop. Mgypt., 1670) ; Ibid., 225 (De exped. j£gypt., 1670).
S. Ibid., 11, 79-80 (De prop. Mgypt., 1670); Ibid., 221-222 (De exped. JEgypt.y 1670).