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rien que par quelque endroit elle n'enveloppe dans son domaine »

L'infinité de Dieu, sa perfection et la loi de continuité : trois termes qui s'appellent l'un l'autre dans la logique Leibnizienne. Il en va de même de l'infinité de Dieu, de sa liberté souveraine et de la contingence des choses. Et cette dernière idée a chez Leibniz un relief qu'il est bon de faire ressortir.

Spinoza veut tout ramener à la nécessité ; Leibniz travaille sans cesse à réduire le domaine de cette déesse impitoyable.

Il n'y a de nécessité absolue ni dans l'intensité ni dans la direction du mouvement. Pourquoi la terre, par exemple, met-elle 24 heures, et ni plus ni moins, à faire sa révolution diurne? Et d'où vient que les corps célestes vont d'orient en occident, au lieu de suivre la marche contraire? Il n'y a pas eu de nécessité mathématique non plus dans la disposition primitive des éléments d'où s'est formé le monde actuel; d'autres dispositions étaient possibles d'où seraient sortis autant d'autres univers. Inutile également d'essayer une démonstration géométrique de cette loi fondamentale du mouvement d'après laquelle « l'action est toujours égale à la réaction » ; car « il semble, en considérant l'indifférence de la matière au mouvement et au repos, que le plus grand corps en repos pourrait être emporté sans résistance par le moindre corps qui serait en mouvement ». Il en va de même de la loi qui veut qu'il y ait toujours dans le monde une égale quantité de force : « cet axiome d'une philosophie supérieure » dépasse la géométrie. On en peut dire autant de cette loi de la continuité qui est comme le trait dominant de tous les phénomènes naturels. Elle est convenable, il n'y a rien de si beau; et l'on ne comprendrait pas que Dieu, travaillant en vue du meilleur, ne l'eût pas observée dans son œuvre. Mais, lorsqu'on la considère en elle-même et du point de vue simplement mécanique, on ne réussit pas à

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