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Est., 59-60 (Disc, de Met

PRINCIPES DIRECTEURS

lorsque nous en pénétrons assez l'intérieur; et aussi le règne de la sagesse, suivant lequel tout se peut expliquer architectoniquement, pour ainsi dire, par les Causes finales, lorsque nous en connaissons assez les usages1. »

Et c'est Ja seconde de ces deux manières de connaître qui mène le plus avant, que Ton peut regarder comme la plus profonde. Car que penserait-on d'un historien qui, « pour rendre raison » de la prise d'une place importante, se bornerait à dire que, si la ville a cédé, « c'est parce que les petits corps de la poudre à canon estant délivrés à l'attouchement d'une étincelle, se sont échappés avec une vistesse capable de pousser un corps dur et pesant contre les murailles de la place, pendant que les branches des petits corps qui composent le cuivre du canon estaient assez bien entrelacées, pour ne pas se disjoindre par cette vistesse »? Ne trouverait-on pas que l'auteur a omis le principal, qui était de faire voir comment la prévoyance du conquérant lui a fait choisir le temps et les moyens convenables, et comment sa puissance a surmonté tous les obstacles2? Le rôle prédominant des causes finales, c'est un point que Platon a magnifiquement mis en lumière dans son Phédon. Il y a là une idée dont les philosophes et surtout les savants n'ont pas assez tenu compte3.

Il est bien vrai qu'en général la recherche des fins présente de grandes difficultés. Nous ne sommes pas « du conseil de Dieu »4; et, quand nos regards se tournent vers la nature, il nous devient malaisé de discerner les fins de détail que s'est proposées le Créateur et les moyens par lesquels il y va : le point d'attache qui relie ces deux ternies reste très souvent à l'état d'idée confuse.

Mais il ne faut pas exagérer ce genre d'obstacles ; il est loin d'être toujours invincible. La finalité domine dans toutes les sciences biologiques ; elle en est la loi fondamentale et l'on peut en saisir les applications, si variées et si

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