IV. — Une série de corollaires
Du principe de finalité découle un certain nombre de conséquences qui, dans la philosophie de Leibniz, s'élèvent également à la dignité d'idées directrices.
Le but du grand « architecte » est de « produire le plus de perfection qu'il est possible »*; de là deux règles qu'il suit dans toutes ses œuvres.
Premièrement, la nature va toujours à ce qu'il y a de plus régulier, à ce qui renferme « le moins de loix », à ce qui est le plus facilement intelligible 2.
Tout ce qui peut exister est régulier de quelque manière. « Supposons, par exemple, que quelqu'un fasse quantité de points sur le papier à tout hazard, comme font ceux qui exercent l'art ridicule de la géomance. Je dis qu'il est possible de trouver une ligne géométrique dont la notion soit constante et uniforme suivant une certaine règle, en sorte que cette ligne passe par tous ces points, et dans le même ordre que la main les avait marqués. Et si quelqu'un traçait tout de suite une ligne qui serait tantost droite, tantost cercle, tantost d'une autre nature, il est possible de trouver une notion ou règle, ou équation commune à tous les point de cette ligne, en vertu de laquelle ces mêmes changemens doivent arriver3. » Tout est soumis au principe d i-