‹ LeibnizChapitre 55 sur 310 · Erd., 568* {Théod · texte numérisé non relu

Erd., 568* {Théod

5. Est., 32 {Disc, de Met.); — Gerh., Math., VI, 129, 134-135 (Princip. quoddam gêner., 1687). Leib., d'ailleurs, revient sans cesse à cette idée du beau ; c'est sous cette catégorie apollinienne qu'il voit toutes choses, comme on pourra s'en rendre compte par la suite de ce travail.

PRINCIPES DIRECTEURS

ThéétHe[ : il avait trouvé au contact de ce prince de la pensée humaine une manière de sentir et de comprendre qui devait lui rester toujours ; c'est d'ailleurs ce que l'on pourra voir un peu plus loin, bien que d'un autre biais.

Mais, si telle est la notion du beau, il faut que la nature, pour réaliser son idéal de perfection, présente le maximum d'unité possible dans un certain maximum de variété qui doit aller à l'infini; il faut qu'il ne s'y fasse aucune transition brusque, il faut que tout s'y diversifie par degrés insensibles et dans l'unité d'un seul et même type d'être. La continuité est l'une de ses lois fondamentales2. Il est vrai que certains phénomènes semblent contraires de tous points à cette conception eurythmique des choses. « Un ressort peut se délivrer au moindre attouchement et déployer tout à coup une grande force » ; « une étincelle qui tombe sur un amas de poudre y produit subitement une explosion qui suffit à détruire une ville tout entière3. » Mais ces faits ne sont en eux-mêmes que des « apparences » d'ordre sensible. Ils rentrent dans la loi par les principes dont ils émanent : derrière eux il y a des « êtres simples » ; derrière eux il y a des monades, dont le propre est de se développer par degrés imperceptibles, comme la lumière d'une aurore4. Méta physiquement, les passages brusques n'existent pas : ce sont de simples phénomènes, et qui de ce chef n'ont de réalité qu'en nous et pour nous.

Où Leibniz a-t-il pris cette idée de continuité? Il s'attribue à diverses reprises l'honneur de l'avoir trouvée par lui-

1. F. Car., b, 44-145. — A consulter sur le beau et l'art d'après Leibniz : Gûrh., Il, 359-363; — Gerh., Math., VI, 78 (1671); Ibid., 129 (1687); Ibid., VII, 239-240 (1698); Ibid., VI, 253 ; Ibid., 103-104 (1702) ; — Cout., {Op., 535;

— F. Car., VII, 67-68 ; — inéd., 92 folios, folio 13 (Correspond, avec Henfling) ;

— Gerh., Phil.,\\\, 222-223 (L. à Burnett, 1698); Ibid., IV, 549-551 {Contre Bayle, vers 1698); Ibid., Vil, 271-279 (Tent. anagog.).

2 Gerh., Math., VI, 129-131 {Princip. quoddam gêner., 1687); Ibid., 248 {Spécimen dyn...); Ibid., 491 (Dynam., 1689); Ibid., Phik, VII, 278 (Tent. aîwgogic); Ibid., Math., VII, 284-285 {Spécimen geom. luciferx); Ibid., VI, 104 (mai 1702); Ibid., IV, 93 (L. à Varignon, 2 févr. 1702) ; — Erd., 182a (Sur l'esprit universel, 1702) ; Ibid., 605a (Théod., 1710) ; — Gerh., Math., VII, 25 (luit, rèrum Mathem . , 1714).

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