Ibid., II
5. Gerh., Math., VI, 70-71 {Nov. hypoth., 1G71); Ibid., 129-130 (Princip.
ramènent à la même espèce; et par suite, ils obéissent à la même règle : « la loi du repos est comme une espèce de la loi du mouvement, la loi de l'égalité comme une espèce de la loi de l'inégalité, la loi des courbes comme une espèce de la loi des droites 1 ». Et là se trouve le secret de ce fameux calcul que Leibniz a eu la gloire d'inventer'2. La découverte et le principe dont elle émane y sont si intimement liés, que nommer ceci c'est aussi nommer cela; Leibniz luimême ne l'entend pas autrement : « Utrumque complector lege continuitatis. »
La loi de continuité domine également les conceptions physiques de Leibniz. Outre les démonstrations d'optique que l'on a déjà mentionnées, c'est de là qu'il tient le concept fondamental de sa dynamique, celui dont tout le reste s'irradie comme de son centre. Les atomes et le vide qui les sépare? non. Ce sont là plus que des « ombres »; ce sont des « taches ». « Tout changement doit arriver par passages inassignables et jamais par saut. » Il faut donc qu'il y ait au fond des phénomènes physiques une sorte de fluide élastique, non point une matière passivement étendue, comme l'a rêvé Descartes, mais un principe naturellement extensible, une force qui se déploie sans jamais rompre son unité radicale3. Et voilà l'idée dont part Leibniz dans tous les essais qu'il a faits pour expliquer les mouvements du ciel et ceux de la terre, depuis la Nouvelle hypothèse jusqu'à V Illustratio tentaminis de motuum cœlestium Causis; voilà l'idée qu'il se proposait de mettre en son plein jour dans sa dijnamique
quoddam gêner., 1687); Ibid., 249-250 (Specim. dy nantie); Ibid., V, 325 (Rép. à Niewentiit, 1695); Ibid., IV, 271 (L. à Hermann, juin 1705) : idée de limite; Ibid., VII, 284-285 (Specim. gèom. luciferœ): Ibid., VIII, 149 (L. à Wolf
1713) ; Ibid., IV, 219 (L. à Grandi, 6 sept. 1713); Ibid., VII, 25 {Initia rerum...
1714) : passage très important.