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3. Cout., Op., 618-623 (Pacid. Phil., 1676); — Gerii., Math., VI, 130-133 (Princip. quoddam gêner., 1687); Ibid., 229 (Essay de dyn.);Ibid., 248-249(5pccim. dynamic.);Ibid., 491 (Dtjn., 1680); Ibid., III, 565, 577. b83(Corresp. avec Joh. Bernoulli, 1699); — Erd., 161b (L. à Hoffmann, 1699) ; — Gerii., Phil., III. 497, 500, 505, 506-507, 527,529, 532, 533-534 (Corresp. avec Hartsoeker, 1710- (1712); Ibid., Math., IV, 219 (L. à Grandi, 6 sept. 1713); Ibid., Phil., III, 635 L. à Remond, il fevr. 1715).

PRINCIPES DIRECTEURS

renouvelée'. La nature, pour lui, c'est une force qui se développe en se graduant à l'infini2.

On sent aussi prévaloir la même source d'inspiration dans les thèses que défend Leibniz en biologie. S'il faut rejeter la métempsychose, si la mort n'est point une extinction, mais un « simple changement plus grand et plus prompt qu'à l'ordinaire », c'est au fond que « le passage de Tâme d'un corps dans un autre » et la cessation complète de la vie sont des « sauts étranges et inexplicables » ; c'est que de pareilles transitions ne s'accordent pas avec la loi de continuité, aussi inviolable que le principe des identiques bien que pour des raisons toutes différentes3. De la même idée relève également la distinction Leibnizienne des espèces. Elles sont toutes faites sur le même plan fondamental et varient par degrés insensibles : si bien qu'il est « impossible de fixer le point où l'une commence et où l'autre cesse ». Nous croyons y réussir parfois; mais généralement nos divisions ne sont que « provisionelles » : entre les frontières que nous établissons, il peut toujours y avoir et même il y a toujours des êtres intermédiaires4.

Même genre de distinctions dans la hiérarchie des âmes. De l'animal le plus humble jusqu'cà l'homme, il n'existe que « des apparences de sauts, et, pour ainsi dire, des chutes de musique » ; au fond, tout s'y tient d'un bout à l'autre, et dans une telle continuité que les vraies lignes de démarcation échappent toujours à notre regard. Il est vrai que « jamais un pur animal ne deviendra homme ». Mais c'est là une surélévation qui n'enveloppe aucune impossibilité métaphysique; si Dieu ne la permet pas, c'est uniquement par respect pour l'ordre qu'il a mis lui-même en son œuvre5. Il y a d'ailleurs quelque chose d'analogue dans les degrés de la connaissance. Elle peut décroître à l'infini et au point de ne plus se saisir elle-même; à leur tour, ces pensées qui ne se

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