‹ LeibnizChapitre 66 sur 310 · II. — Idée de la caractéristique · texte numérisé non relu

II. — Idée de la caractéristique

Il doit y avoir des concepts simples, comme l'a dit Descartes, c'est-à-dire des concepts qui résistent à toute division, qui n'ont plus qu'un élément et qui de ce chef sont « in-

1. Raymond Lulle (1234-1315) a composé La Kabbale et Ars magna : V, Gerh., Math., V, 39 {De arte combinatoria) ; — Cf. Cout., Op., 177, 330, 355, 435, 511, 561 : Leibniz s'est beaucoup occupé de Lulle.

2. « Syntaxis artis mirabilis » (Gekh., Math., Y, 41 ; Cout., Op., 355).

3. « Thésaurus artis memorativee » (Gerh., Math., V, 39; Cout., Op., 330, 354). Comme l'indique la dernière de ces références, Alsted écrivit également une Encyclopédie : Joh. Henricus Alstedius Encyclopedia3 suse editionem 2 dans anno 1630...

4. Le système de Kircher parut d'abord, à Rome en 1663 sous ce titre complexe : Polygraphia nova et universalis ex combinatoria arte détecta ; puis à Amsterdam en 1669 avec cet autre titre : Ars magna sciendi seu nova porta scientiarum, ou Ars magna sciendi sive combinatoria. Sous cette seconde et dernière forme, l'idée de « l'immortel Kircher » n'était encore qu'une promesse au moment où Leibniz écrivait sa combinatoire (Gerh., Math., Y, 41). Cf. Cout., Op., 223, 280, 536, 537, 561. Kircher, voilà une autre source à laquelle Leibniz a puisé avec une certaine prédilection.

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