‹ LeibnizChapitre 82 sur 310 · Cout., Op., 375; — Erd., 345b · texte numérisé non relu

Cout., Op., 375; — Erd., 345b

2. Cout., Op., 174 (1674). — Leib. était toujours à l'affût de nouvelles informations scientifiques, comme Descartes d'ailleurs. On en peut juger par les références suivantes que je fais sur l'édition Gerh., Œuvres mathématiques. Voir : a) sur la pesanteur, II, 41, 54, 126, 133-134, 136, 142-147, 156-157, 183, 184, 187, 199 {L. à Hugens, de 1690 à 1694); — b) sur l'aimant, II, 54, 64, 71, 88, 92 {au même); IV, 130, 192-193 (L. à Varignon, 1705-1713); — c) sur le phosphore auquel Leibniz s'est particulièrement intéressé, II, 19, 26, 29 (Z. à Hugens, au cours de 1679); III, 575-576, 643, 649, 654, 657, 659, 677, 679, 682, 688 (L. à Joh. Bernoulli, de 1699 au 27 déc. 1701). En même temps, Leibniz n'omet aucune occasion de se mettre au courant des idées en dynamique, en astronomie, en chimie, médecine et biologie. V. par exemple, II, 200 (il s'agit de la courbe que décrit la voile sous l'action du vent); — Ibid., 32, sur les moulins à vent à construire aux mines du Harz (L. à Hugens, 1679); — III, 812 (où Leib. demande à Joh. Bernoulli de vouloir bien soumettre à la Société des sciences de Berlin ce qu'il a observé de nouveau sur les astres (1er févr. 1707) ; — IV, 244, desiderata sur la théorie de la lune [L. à Zendrini, 1715) ; — III, 348, sur le progrès de la médecine [L. à Joh. Bernoulli, 28 déc.1696); — IV, 113, sur le même sujet (L. à Varignon, vers 1704); — IV, 69, sur l'histoire du globe {L. à Wallis, 4 août 1699); — Ibid., 74 (sur le même sujet, au même, 24 nov. 1699); — I, 82, touchant Malpighi [L. à Oldenburg, 30 sept., 1675); iv, 244-245, à propos des « vers spermatiques de Leeuwenhoeke » (L. à Zendrini, 4 nov. 1715); — VIII, 33, De l'éducation des muets (L. à Wolf, 20 août 1705). Toujours soucieux des faits, Leibniz s'efforce en même temps d'en donner l'interprétation. C'est ainsi qu'il en vient, dans sa Protogée, à esquisser une hypothèse féconde sur l'histoire de la terre, la formation des minéraux, des continents, des mers et des sables (Gerh., Phil., III, 565-566).

3. Erd., 71» [De stylo philos. ISizolii, 1669); — Cout., Op., 30 (Consil. de

l'art d'inventer.

moyen de découvrir ce rapport infaillible? Là réside le nœud de la question.

Pour le trancher, le premier travail à faire est celui qu'a si bien indiqué Bacon dans ses instances et ailleurs. Il faut entreprendre une série d'expériences dont le but est de serrer de plus en plus près la cause du phénomène donné1. S'agit-il, par exemple, de savoir à quoi tient la condensation de l'air; on cherchera les variations qu'elle subit sous l'influence de la compression, puis sous celle de la chaleur et du froid. On procédera de même, pour discerner ce qui fait « que l'eau marine et l'eau ordinaire deviennent luisantes quand on les agite ». Il sera bon de chercher en particulier si le même phénomène se produit dans le vide2.

Au fur et à mesure que l'on fait de nouvelles expériences, il faut les suivre du regard de la pensée, soit pour les choisir avec bonheur, soit pour en apprécier la vraie signification. « L'art de découvrir les causes des phénomènes, ou les hypothèses véritables, est comme l'art de déchiffrer, où souvent une conjecture ingénieuse abrège beaucoup de chemin3 ». Tout problème d'ordre naturel est une sorte de « cryptogramme »4; il y faut « un certain art de deviner »5. Et c'est par là surtout que pèche la méthode du chancelier anglais : il a diminué plus que de mesure le rôle qui revient à l'esprit dans l'observation. Le sens de la divination constitue peut-être la meilleure part du génie.

A un moment donné, la recherche expérimentale s'illumine; il s'y produit un éclair, depuis longtemps pressenti peut-être; une hypothèse apparaît, assez solide déjà et assez précise pour qu'elle mérite d'être sondée. Dès lors, la raison

Encyclop., nov. 1679); — Gerh., Phil., VII, 524 [L. à Wagner, 1696); Ibid., PhiL, VU, 553-554 (L. à la Princesse Sophie, 12 juin 1700); Ibid., VI, 190, 495-496, 504 [L. à la Reine Charlotte de Prusse, vers 1702); - - Epd , 237b (JV. Essais, 1704); Ibid., 715b {Principes de lanat. et de la grâce, 17ï4 ; — Gerh. Math., IV, 169 {L. à Varignon, 1709).

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