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Gerh., VI, Math

3. Eri>., 7 1* {De styl. phil. Nizol., 1669); — Gerh., Math., I, 187 {L. à Galloys, déc. 1678), — Cout., Op., 376-377, 388 (1686); Ibid., 232, 402; — Gerh., Math., III, 649 {L. à Joh. Bernouilli, 28janv. 1701); —Erd., 397b (iV. Essais) ; — Gerh., Math., IV, 378 (L. à Hermann, 9 sept. 1712).

4. Cout., Op., 1-3; Ibid., 388-389; — Erd., 83b {De scientia univers.); — F. Car., b, 184 [De libertate).

l'art d'inventer.

A quoi reconnaît-on le degré de probabilité que présente une hypothèse? à son degré d'intelligibilité. Plus elle est simple et explique de faits dans sa simplicité, et surtout mieux elle sert à la prédiction des phénomènes, même de ceux que l'on n'a pas encore expérimentés; plus elle gagne en intelligibilité et par là même en vérité. C'est de ce point de vue qu'il faut apprécier les théories de Tycho et de Copernic; c'est aussi de ce point de vue qu'il convient de considérer la Nouvelle hypothèse physique1. Et la chose se comprend sans peine, lorsqu'on veut bien suivre les lumières de la vraie philosophie. La nature ne nous est pas étrangère de tous points ; entre elle et notre esprit il y a comme une intime parenté. La nature est un système d'idées en mouvement; par suite, on s'initie à ses secrets dans la mesure même où Ton pénètre les lois de sa propre raison. Quand il s'agit d'hypothèses où les causes échappent à l'empire de la déduction, Descartes ne leur accorde d'autre valeur que celle du succès2. Leibniz va plus loin : à ses yeux, ce succès lui-même est une marque d'intelligibilité et par là même de vérité. Ainsi, entre les hypothèses que l'on tient pour certaines et celles qui sont considérées comme simplement probables, il n'y a pas de rupture brusque; il n'existe qu'une dégradation insensible : c'est encore la loi de continuité qui triomphe.

Conduit à ce point, l'art de construire une caractéristique universelle est déjà très avancé; il n'est pas achevé pourtant.

On sait dorénavant par quelle voie il faut passer des définitions aux concepts simples ; on peut savoir aussi, et par là même, comment chacun de ces concepts se comporte

1. Gerh., Phil., I, 173, 182, 195-196 (L. à Conring, 1671-1678); Ibid., Math., VI, 144-145 (Tentamen de motuum cœl. causis, erste bearbeitung , 1689); — Cout., Op., 590-593 (Frag. de la même époque) ; — Gerh., Math., II, 199 (L. à Hugens, 14 sept. 1694); — Erd., 397b (iV. Essais).

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