‹ Leibniz et l'organisation religieuse de la terre [microform]Chapitre 157 sur 306 · Cf. 1" partie, ch. m · texte numérisé non relu

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LA RPXHERCHE DE LA VRAIE EGLISE

doit manifester comme la préformation et le modèle d'une Europe future; et tous les abus, si par malheur elle les souffre, ne détruisent pas seulement sa force théorique, mais son prolongement corporel : l'Europe.

Comment ne pas chercher à maintenir parmi les États une nation plus étroitement chrétienne que toute autre, condensant en elle le pouvoir et la pureté mystiques? Au temps de Charlcmagnecet « Empire privilégié » étaitdit : « Celui qui garde le peuple romain contre les Barbares et les Infidèles \ » Charlemagne a juré d'être le protecteur de TEglise, serment qu'a renouvelé Othon I"". La mission des Empereurs est de « conduire les hommes à la vraie béatitude"^ ».

L'Eglise n'est pas dans la République, mais la République est dans l'Eglise, que Jésus a voulu créer une '. Toute domination doit être réductible à l'amour % puisque la fin de l'autorité est la béatitude des sujets. Les princes deviennent seulement des intermédiaires temporels propres à hâter cette béatitude. Etat idéal que, le plus souvent, ni l'Eglise ni l'Empire ne savent produire en la dure matière : le diable tenta le Christ d'une vraie gloire et réclama l'adoration. Tentation sans cesse renouvelée pai^mi les Chrétiens, quand l'Église acquiert de nouvelles richesses, poursuit des problèmes vains, excommunie avec pharisaïsmc, et quand le

1. Klopp, éd. cit., t. I«s p. 151. I']crit entre 1668 et <670. « Definilio Imperatoris Romani tempore Caroli Magni : qui populum Romanum Italiam- (jue contra liarbaroset Infidèles tuetur; ideoenim Carolus Imperator appellatus est. »

2. Id., t. I<", p. 152. Charlemagne a été dit Très Chrétien au Concile de Mayence (X13) ; « il n'importe, s'il était Gaulois ou Germain » « Germanus an Gallus luerit nil rel'ert ».

3. Id., t. I"', p. 152 : « Impcratoris est ad beatitudinem veram homines ducere. »

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