‹ Leibniz et l'organisation religieuse de la terre [microform]Chapitre 171 sur 306 · Thessal, 11. ni · texte numérisé non relu

Thessal, 11. ni

4. Inédits, Théologie, vol. X, f» 180. Lettre à Imhof, conseiller à Vienne, s. d.

L EGLISE UNIVERSELLE

rîcicns d'un catholicisme qui triomphera peut-être ? Ceux-là

distinguent avec Leibniz le corps de TEglise et Tàme de TEglise ; ils parlent d'une Eglise invisible ou Société des Justes; ils signalent des excommunications injustes, issues d'une erreur de fait ; ils montrent que tout fidèle qui obéit à la loi de justice et de rectitude est vraiment « baptisé » ; ils disent avec Thomas d'Aquin : « Si un fidèle, un sauvage môme, nouni dans les forêts, suivait les inspirations de la raison naturelle dans l'appétit du bien et la fuite du mal, il faut tenir pour très certain que Dieu lui révélerait par une inspindion intérieure ce qu'il est nécessaire de croire'. »

Leibniz possède maintenant les vérités grâces auxquelles il est assuré de bien construire. ^lais tout cela : union intérieure, bonne volonté, obéissance mystique, ne suffit pas à Bossuet. Oui ou non. l'Église estK»lle infaillible ? Et comment est-elle infaillible? Son infaillibilité ne réside-t-elle pas encore plus dans le corps de TEglise que dans les Conciles'?

( )ue signifie l'infaillibilité de membres séparés et indépendantes ? Le corps de l'Église, répondait Leibniz, est « un sujet vague*». Et vraiment, puisque des luttes persistent toujours dans l'Eglise pour savoir si l'infaillibilité appîu'tient au Pape ou au Concile général, il est bien imprudent et inutile d'étendre celle infaillibilité encore au delà.

Mais, si vous vous prêtez à l'interprétation divine des choses,

tous les membres de l'Eglise en apparence séparés sont unis

essentiellement. Vous devez croire que l'Eglise est un corps, vivifié par une solidarité absolue. L'union de ses membres

\. Thomas d'A(|uin, cilt* par Tabbé G. Frémont : Jésus-Christ attendu et pi'ûphètisé. doiizit'me confrrence, p. 2i, note. Paris, 1887.

î. F. de Ciànil, t-d. cit., I. I". p. i%.

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