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LA RECHERCHE DE LA VR.V1E EGLISE
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est double : union inlérieui*e par le Sainl-Espril ; union exl«> Heure par l'obéissance au Pape. Celle double union ifesl pas arbitraire, mais divine: « Vous êtes le ChrisL fils du Dieu vivant»; telle est la parole de Pierre, gage d'une élernelle union, issue d'une éternelle croyance. Dès lors, le pouvoir est à Pierre, qui seul a droit de le transmettre. Pierre est le chef (le l'Église, quand même il ne serait pas l'intelligence la plus haute du monde chrétien : si bien que Paul doit s'incliner devant Pierre, quand môme il le reprendrait pour ses fautes, « Pierre qui se corrige, plus grand, s'il se peut, que Paul qui le reprend^ ».
L'Église, par-dessus le Concile, et par-dessus le Pape, est infaillible. Elle est infailhble par tout son corps; elle est infaillible dans la succession de ses pasteurs ; par suite, tous ceux qui ne sont pas ordonnés dans cette succession n'ont pas de part à la promesse. De même encore, ceux qui, ordonnés dans cette succession, renoncent à la foi de leurs consécrateurs perdent ainsi leur privilège ; et si la vérité de leur caractère est indissoluble, du moins leur autorité est détruite. Mais en revanche, tous les pasteurs fidèles à cette perpétuité, dispersés par la prédication dans toute la terre, sont unis au corps par le Saint-Esprit, et une fois assemblés sont dotés spécialement de cette force transcendante '-.
Il nV a donc pas à résoudre d'une manière spéciale la question des Conciles. L'infiiiUibilité de FÉglise est le fondement; les Conciles ne sont que Fappfication. Mais alors, répond ra-t-on, la môme Église crée le Concile et le ratifie.
1. Œuvres oratoires de Bossuet, édition critique complète publiée par l'abbé J. Lebani. Lille et Paris. 1890-05, G vol. in-S». Cf. t. VI, p. 101. Sermon sur l'unité de VÊfjlise.