‹ Leibniz et l'organisation religieuse de la terre [microform]Chapitre 207 sur 306 · Cf. Inédits, Théolofjie, vol. VUL f · texte numérisé non relu

Cf. Inédits, Théolofjie, vol. VUL f

2. F. de Careil, éd. cit., t. II. p. 203. LeUre à Ant. Ulrich datée de Wolfenbiittel, 8 novembre 1698.

3 Cf. cette phrase, bien significative de l'attitude de Ilelmstadt, décrite plus haut : « Du reste, je crois que V. A. S. ne trouvera point ^-.onvenable de lui dire la moindre chose de ce que nous avons fait à Helsmtadt , car i faudra »... (n'employer cela) « que lorsque messieurs les romanistes auront fait aussi quelques démarches considérables ». (F. de Cared, éd. cit., t. il.

i>- 204.) 4. Id. t. II, pp. 205-206. Lettre du duc Ant. Ulrich à Louis XIV. s. d.

L OBSTACLE

montrées ensuite k Pellisson lui-même, qui répondit sans savoir à qui il écrivait. Depuis lors une correspondance s'engagea et dura jusqu'à la mort de PeUisson. Là-dessus, Bossuet désira connaître ce qu'on avait obtenu de l'évoque de Neustadt; la communication se fit, mais à deux conditions : Bossuet garderait le silence absolu et répondrait avec une pleine sincérité. Or, s'il a satisfait à la première demande, il n'a pas assez obéi à la seconde et n'a jamais examiné sérieusement l'exemple du Concile de Baie. Par malheur, PeUisson, « qui avait donné de la chaleur à ce commerce )>, est mort en 1093. Tout cela maintenant est compromis. Poi^rquoi ? N'est-ce pas par l'absence de collaborateur laïque ? Les ecclésiastiques ont<( leurs maximes et leurs vues à part », souvent peu favorables au bien de l'Église, « ce qui n'arrive pas par malice mais par un certain enchaînement des choses ^ » Il conviendrait donc d'adjoindre à l'ecclésiastique c( des personnes dont les vues sont différentes ^ » Il faudrait trouver en France des légistes pénétrés en môme temps de théologie et de droit canon, à la manière d'un Harlav ou d'un de Thou\ Ces grands légistes d'autrefois n'ont pas seulement été les conservateurs des libertés galHcanes ; ils ont bien souvent maintenu la pureté des dogmes contre les superstitions de certains moines \ Le choix de la France n'est d'ailleurs nullement arbitraire, ce pays réalisant une sorte de milieu entre le Protestantisme et le llomanisme. Leibniz n'ose

1. F. de Careil, éd. cit., t. U, p. 211. Letlre au duc A. Uh-ich, 17 novembre 1698.

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