Id., t. H, pp. 88-89. Lettre précitée à M™» de Brinon
4. Id., t. II, p. 25. Lettre de M">« de Brinon à Leibniz, 11 février 1694.
lient aux créatures ce qui n'appartient quà Dieu, qui se dit lui-même si jaloux de son honneur\ ^)
Leibniz traduisait ainsi la plus invincible exigence de son âme. Il reconnaissait les mérites des Catholiques. Les Italiens etles Espagnols jugent étrangement les Protestants, nous dit-il quelque part : « ... Ceux des Protestants qui n'ont pas assez pratiqué les Catholiques raisonnables n'en font pas un meilleur jugement. C'est que chacun considère seulement le mal véritable ou apparent qu'il remarque chez son adversaire, sans prendre garde au bien ; et cela principalement lorsqu'il ne connaît les gens que parle rapport de ceux qui empoisonnent ce qu'il y a de plus innocent. Il faut avouer cependant que, tandis que Messieurs les Catholiques ne témoignent pas une application sérieuse à réformer certains abus intolérables,... il ne faut pas s'étonner si des personnes bien intentionnées se roidissent contre eux... C'est surtout en matière du culte qu'il faudrait se rapprocher de l'ancienne Église et tout le reste s'accommoderait-. » « Les reproches ne sont pas contre l'Église mais contre les faiblesses humaines; et l'on a souvent reconnu cette nécessité de la Réforme dans le chef et dans les membres quant à la pratique, car je ne parle pas ici des dogmes "^ »
1. F. de Careil, éd. cit., t. Il, p. 82. Lettre à M"»" de Brinon, 18/28 février J695.