Inédits, rhéologie, vol. XK, T
3. Ce te.Ktc est le sommaire du paragrai)he xxxvii du « Discours de métaphysiciue » : et Ton sera surpris de lire ici « sommau>e de para graphe », alors qu'aucune édition du « Discours » ne fait mention de tels sommaires. Or, les manuscrits de Hanovre nous offrent le même « discours » sous deux rubriques différentes. On trouve d abord in IheoLogie, vol. 111,1, sous le titre [non de Leibniz) de « Traite des perfections (1« |>'.^^" '' et une seconde fois in Philosophie, 111, 7, le môme « discours ». Mais e premier exemplaire [Th., III, 1) est le principal. C'est le broudlon même de Leibniz, beau manuscrit avec beaucoup de ratures, fort travaille, mais très lisible, in-folio nettement semi-marginal, avec de nombreux l'envois en marge. La division en paragraphes, qui a été conservée par les éditeurs.
LA GLOIRE DE DIEU
Mais, d'où lui vient le pouvoir d'une telle révélation? El, si (( les perfections divines sont en lui », est-ce parce qu'il est lui-même Dieu, « ou » seulement « parce que dans Thumanité, par l'union vraie, habite la plénitude de la divinité * ? » La foi intime, ici, ne se laisse point saisir. Mais, du moins, perçoit-on que nul motif de métaphysique personnelle n'inlcrdisait à Leibniz d'agréger à son système le christianisme dogmatique : Dieu par son Christ substitua à l'action extérieure ou miraculaire l'action de soi sur soi. Si Dieu entre en société avec les monades humaines elles monades angéliques, il a pu condenser en un être cette « société » et attirei* ainsi définitivement les hommes à lui. Leibniz, au terme d'un dialogue religieux entre un Père jésuite et un Protestant, prononça un jour la parole décisive : « La divinité, qui habitait dans la nature humaine de Jésus-Christ, a fait la réunion do Dieu et des hommes ". »
Celte (( réunion » est-elle définitive ? Le Bien de chaque créature réside-t-il dans un bonheur individuel, ou dans la soumission à l'ordre universel? Dieu s'est-il proposé, en créant le monde, de se glorifier lui-môme ; ou a-t-il eu égard surtout aux 'mouvements volontaires des substances inlelfi-
est exacte ; mais dans cet exemplaire, l'indication de la matière, pour chaque paragraphe, est inscrite entre crochets. — Le deuxième exemplaire [Ph., m. 7) est une copie revue par Leibniz; la première page écrite par Leibniz lui-même. La division en |)aragraphes est restée, mais les sommaires n'exisleni plus. Ils ne doivent donc pas être ajoutés dans les éditions ultérieures: mais l'indication en parait indispensable. On remarquera 'd'ailleuis ({ue ces sommaires correspondent à ceux (|uindi(iuait Leibniz dans une lettre au Landgrave. Cf. Gerhardt, Phil. Schr., t. 11, pp. 12-14. — Quant au « Discours » lui-môme, c'est une dissertation sans titre, comme très souvent chez Leibniz.