‹ Leibniz et l'organisation religieuse de la terre [microform]Chapitre 285 sur 306 · Inédits, Parallèle, par. 10, f · texte numérisé non relu

Inédits, Parallèle, par. 10, f

3. Inédits, Parallèle, par. 10, PS: «Au lieu que les autres lois enjoignent 1^ bien des choses qui répugnent à la nature, et ne servent i)oint à cultiver

notre entendement et notre volonté: par exemj)Ie, (pi'un homme s'abstienne d'une cerîaine espèce de nourriture, pendant cpiil lui est permis de se servir d'autres, pour satisfaire à son appétit : qu'il s'abstienne même certains jours de toute sorte de nourriture ; qu'il fasse le vœu d'un célibat perpétuel: et ([u'il se batte et châtie souvent son corps, en se donnant la discipline, et quantités d'autres austérités : conmient pcuit-on concevoir raisonnablement (pie ces choses i)laiseid à Dieu, et servent îi l'expiation des péchés commis? Personne [ne] prétendra au moins (pi'elles s(M-venl à illuminer l'esprit, et tout le monde demeurera d'accord (piVlles sont contraires à la nature. » — Kn un autre fragment inédit, LfMbniz a rétabli la légitin\ité de l'ascétisme par ces lignes profondes : « ... Pour les maux, il est bon (piehpiefois d'en souffrir volontairement par manién» de fatigue. C'est pourquoi je trouve que les mortifications mêmes des religieux seraient une bonne invention, si elles étaient enq)loyé(>s avec esprit. Cette souffrance volontaire a deux usages : l'un est (pi'elle nous endurcit jus(iu'à nous rendre les maux qui pourraient survenir malgré nous moins sensibles... L'autre usagci des souffrances volontaires, est

pondance entre nos puissances et nos satisfactions ; sinon, dit Leibniz, « nos penchants auraient été créés en vain\ » Comment savoir, dès lors, si l'on fait mal? Sans doute on peut éviter les punitions extérieures, mais on ne saurait éviter la punition actuelle que le péché porte avec soi. Profonde doctrine d'immanence morale jadis formulée par le Bouddhisme : ce {]n mensonge volontaire... apporte avec lui la destruction". »

De cette Loi de la nature les paganismes sont les diverses déformations. Or, au lieu de s'embarrasser d'une foule de règles, on se devrait pénétrer de ce précepte essentiel, à la foi^'s confucien et chrétien : « Faire aux autres ce qu'on voudrait qu'on vous fît;\ » Ainsi, « au lieu d'étudier quelques institutions embarrassées de droit et de hre des volumes sur les cas de conscience, on est assuré de ne pas manquer à son devoir quand on fait à d'autres ce qu'on voudrait qu'on nous

au'elles nous donnent du plaisir, car elles nous font sentir notre force à ?és s er aux maux... Cet usag^' *1<'S souffrances volontau-es se peut encore

":;:f;;r sur celles qui no^ vh^nnent -^^'^^\'--- ^^ -^j^jr! emp(Vhe de les employer à notre bien comme si on les avait choisies. »

{Inédits, Pkilosopltie, vol. VIII, f" o3.)

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