‹ Leibniz et l'organisation religieuse de la terre [microform]Chapitre 29 sur 306 · Cl. Gerhanlt, Vkd. ^chr.. éd. cit., t. i . PP- o · texte numérisé non relu

Cl. Gerhanlt, Vkd. ^chr.. éd. cit., t. i . PP- o

LES JESUITES

comprendre que, par un irréalisme rare, Leibniz rêvait de transformer complètement le plan des anti-cartésiens. Il voulait remplacer leur lutte stérile et toute négative par une lutte éclairée et positive. Bref, il voulait conquérir à sa philosopliie ceux qui défendaient une philosophie vieillie. 11 crut que les Jésuites seraient les hommes de son système.

Leibniz a certainement construit tout cet avenir à Paris Ml a connu là des hommes qu'il a admirés comme des forces capables d'entraîner d'autres forces. De tous ces hommes, dont parvint seulement jusqu'à nous Tœuvre écrit, plus ou moins médiocre, il a saisi la pensée personnelle, souvent si hardie.

Toute sa vie, Leibniz songera aux Jésuites qu'il a vus et entendus. Une telle confiance, persistant malgré toutes les extériorités contradictoires, ne se peut être fondée que sur une expérience personnelle.

Confiance que la morale des Jésuites elle-même ne semble pas avoir anéantie. Leibniz, en effet, attaqua une certaine dialectique complaisante, mais fut de ceux qui la crurent spéciale à quelques Jésuites et non commune à l'ordre tout entier ^ Et ce jugement, que les Jésuites eux-mêmes formulèrent sans cesse, manquerait d'originalité, s'il ne se mêlait en Leibniz à de plus complexes pensées.

En un sens, Leibniz blâmait la campagne janséniste. Sans doute il approuvait Arnauld davoir combattu le probabilisme ;

danco partielltMnrnt publiée. Cf. Archiv fui' Geschichle der Philosophie, 15 avril 1905: Inédits, Liasse de la correspondance ave<- Malebranche.

1. Leibniz connaissait mal Descaries, selon son propre aven-, encore vers 1676 : « J'avoue que je n"ai pas pu lire encore ses écrits avec tout lo soin que je me suis proposé d'y apporter ; et mes amis savent quil s'est rencontré que j'ai lu presque tous les nouveaux philosophes plus tôt que lui. » (Gerhardt, Phil. Schr., éd. cit., t. ^^ p. 371. Lettre à Foucher, s. d. (1676).

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