‹ Leibniz et l'organisation religieuse de la terre [microform]Chapitre 50 sur 306 · Dutens, éd. cit., t. IV, 1, p · texte numérisé non relu

Dutens, éd. cit., t. IV, 1, p

l'expansion vers l'orient

raison ou règle ^ On les blâme encore de donner une grande puissance à la nature. « Les Chinois. . . méritent des louanges », dit au contraire Leibniz, « de faire naître les choses par leurs propensions naturelles et par un ordre préétabli ^ » En définitive, si l'on réfléchit que la matière est créée par le Premier Principe, on conclut que la philosophie des Chinois est plus proche de la théologie chrétienne que la philosophie antique. On ne lutte plus ici en effet contre; une matière coéternelle à Dieu \ Quant à demander des données plus précises, où donc les trouvera-t-on en dehors de la Révélation^ ?

Par cette simplification de la doctrine chinoise, Leibniz étabhssait une méthode. D'autres viendraient, croyait-il, qui, connaissant la langue et le pays chinois, donneraient des Mémoires et des traductions de toutes les œuvres philosophiques. Finalement, on dresserait des tables d'harmonie entre la pensée orientale et la pensée occidentale.

L'œuvre de pénétration orientale ne paraissait pas à Leibniz une de ces entreprises indifférentes que l'on peut rejeter ou choisir. Négliger un tel avenir* serait méconnaître les lois générales du monde et son aspiration à l'unité. Libre aux Européens de laisser choir, une fois de plus, l'occasion de hâter en quelques années l'évolution lente des choses ^ ! Mais la Chine n'est pas un pays accidentellement intéressant. Elle est bien la terre antique par excellence.

« Ce serait une grande imprudence et présomption, à nous

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