‹ Leibniz et lorganisation religieuse de la terreChapitre 110 sur 305 · Id.,t. IV. p · texte numérisé non relu

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4. Cf. Gulirauer. biog. cit., t. b', p. 32. 0. Id., t. I", p. 40.

202 l'Église universelle

Quoi d'étonnant, dès lors, si sa religion future ne se ressent nullement des étroitesses confessionnelles ; si, souple et diverse, elle apparaît, selon les heures, catholique ou protestante? Rien de ce « milieu » ne subsiste. Depuis l'âge de dix-huit ans, Leibniz est orphelin. Dans ses voyages, raconte Wolf, il évitait de s'arrêter dans sa ville natale ^ Vraiment, avec cette date de 1666 sa vie « européenne » commence. Il ne sait rien encore des destinées qui l'appellent. Mais par son acte de hautaine indépendance, il a renoncé à toutes ses attaches traditionnelles. De cette première audace sa religion future sera extraite.

Dès lors il voyage, et dans un voyage son avenir religieux se décide. Quelque mystère ici persiste. Les critiques répètent le fait lui-môme, qui est très clair. A Nûrnberg, en 1667, Leibniz rencontre le baron de Boineburg"^. Le diplomate s'éprend du savant et le mêle définitivement à ses tentatives politiques d'union religieuse. Rien de plus simple assurément. jNIais comment et pourquoi la chose se fit-elle.^

Leibniz ne nous a jamais instruits sur les origines de ses relations avec Boineburg. Il ne devait guère s'en ouvrir, puisque son secrétaire Eckharl, qui est ici notre seule ressource, nous dit seulement que la rencontre se fit probablement dans un café ^ Peu Importe le lieu. Mais comment expliquer que Boineburg ait ainsi, dès l'abord, adopté Leibniz?

On ne peut naturellement rien décider. Mais il faut rappro-

1. Cf. Gulirauer, biogr. cit. Appendice au t. I", p. 8. Leibniz pourtant revit Leipzig. Cf. Lettre inédile à Ancillon, du 23 juin 1707 : « Après avoir fait un tour à Leipzig pour y voir les trois rois. » Cf. aussi Klopp, éd. cit.,

t. l". pp. LI-LII.

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