‹ Leibniz et lorganisation religieuse de la terreChapitre 111 sur 305 · Eckhart, biog. cit., p · texte numérisé non relu

Eckhart, biog. cit., p

cher deux faits : Leibniz, à .Xiirnberg, était alchimiste, membre de la confrérie des Rose-Croix ; Boineburg, de son côté, s'occupait d'alchimie ' . L'indication serait sans portée, si Leibniz eût été un membre quelconque de la société. Mais nous savons qu'il en fut nommé secrétaire, grâce à une lettre habile où il simulait une érudition alchimique. Il traduisit Y Enigme de Valentinus-.

Il est dès lors emmené par Boineburg à Francfort et introduit à la Cour de Mayence. Il ne se présente pas modestement, mais compose un grand écrit de droit, à la fois historique et théorique, qu'il ne signe pas ^ ; coutume que désormais il adoptera volontiers \ Conring, à qui Boineburg envoie l'ouvrage, pense que les idées réformatrices de Leibniz seront mieux que partout ailleurs applicables en France, où Louis XIV prépare un nouveau code". Ainsi s'annonce, dès 1668, le voyage à Paris. Leibniz devient un personnage politique : il remanie les lois du pays, à la lumière du droit romain. De la sorte se précise en lui l'union du droit théorique et de l'action. Son rùle s'agrandit désormais et constamment.

De 1667 à 1671, d'ailleurs, semble se décider et s'organiser sa pensée. On ne peut disjoindre ici la pratique et la spéculation. En fait, l'abstrait et le concret se sont déve-

1. Guhrauer, Biog. cit., t. I", p. 48. Cf. également Guhrauer Leibnitz's deutsche Hchriften, Berlin, 2 vol., 1838-40. Introduction pp. 11 sqq; et Gruber, Commerça epistolici Leibnitiani, t. 1], pp. 1208 et 1209.

2. Eckhart, biog. cit., p. 138 note. Sur Leibniz alchimiste, v. plus loin, pp. 209 sqq.

3. Guhrauer, biog. cit., t. I", p. 49. Nova melhodus discendœ docendseifue jurisprudenlise. Cf. Dutens, éd. cit., t. III. pp. 130 sqq.

4. « Je ne veu.x pas aussi (comme j'ai eu Ihonneur de vous mander autrefois) que mon nom soit exprimé dans le livre. Je consens qu'on le sache, et je ne pourrais pas même l'empêcher, mais je n'aime pas ces parades. » (Gerhardt, Phil. iichr., éd. cit., t. III, p. 147, 1708.)

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