Cf. I'« partie, ch. i", p. 13, note
L\ GENKSE RELIGIEUSE 215
théoricien, inventeur de mécaniques, conseiller politique, ne devrait-il pas vivre au centre mômedu mouvemenl européen? Prière non futile et vaine : Leibniz se voue au perfectionnenement des sciences; nulle part mieux qu'en France où l'atfendent des recommandations auprès de Colbert, d'ArnauW de Pomponne et d'Antoine Arnauld \ il ne se pourra adonner aux constructions matérielles et aux recherches métaphysiques.
A Paris, l'enthousiasme continue. Leibniz correspond avec les uns, « ouvre sa porte » aux autres. - A travers la pauvreté des documents, nous devinons qu'il a pu saisir le fait religieux du xvii^ siècle à la fois en l'intimité de quelques âmes mystiques et parmi la ra^'onnante force de l'Eglise officielle : il connaît les Jansénistes, les Jésuites, la Cour. Il vit tantôt en sa demeure de la rue Garancière% tantôt parmi les ministres*, tantôt auprès du Dauphin*, à moins qu'il ne circule un peu partout avec le duc de Chevreuse^. Il est