‹ Leibniz et lorganisation religieuse de la terreChapitre 17 sur 305 · Passage déjà cité. Cf. p · texte numérisé non relu

Passage déjà cité. Cf. p

44 l'expansion vers l'orient

transformeraient en commandements d'amour. Car l'autorité, pense Leibniz, peut être identique à l'amour \

Toujours ainsi Leibniz rêvera d'un commandement d'amour. Et sur cette fusion de l'autorité et de l'amour il construira plus tard l'Eglise idéale-.

Si le Bien général se réalise ainsi, la perfection humaine, conquise çà et là dans l'histoire par la vision lyrique de quelques penseurs solitaires, s'échappera de ces prisons individuelles, où, dans son intacte pureté, elle ne se donnait pas. Elle s'actualisera dans l'espace. Tel fut, en définitive, le plus profond rêve mystique de Leibniz.

Or la guerre d'Egypte préparera cet avenir : c( La perfection morale et une sorte de représentation de la vie céleste sera transposée des vœux des philosophes en la réalité humaine \ »

Œuvre qui continuera réellement Jésus-Christ; car il se trouve que trente-huit ans plus tard, Leibniz, aux premières pages de la Théodicée, verra en Jésus-Christ l'être qui sut évoquer de toute âme géniale les rêves qui furent vrais pour elle seule et, sans souffrir que l'un d'entre eux se perdît sous l'effort, les concentra, les fit sortir de lui-même et les rendit humains. Jésus-Christ fut ainsi créateur, au sens leibnizien, du Bien général \

N'est-ce pas là le sens de ces grandes paroles : « Les

Page 1