Klopp, éd. cit., t. II, p
2. Cf. plus loin II» partie, ch. m. La recherche de la vraie Éf/lise.
3. Klopp, éd. cit., t. II, p. 416 : « Perfectio rei moralis, et simulacrum quoddam cœlestis vitse ex philosophorum votis in res humanas transferetur. ly
4. Il faut marquer tout de suite combien la doctrine leibnizienne du « Bien général » diffère de l'utilitarisme traditionnel. Cf. sur cette question, le chapitre sur La Gloire de Dieu.
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Sages... n'ont pas eu... » comme Moïse « le bonheur de l'aire passer le dogme en loi... Jésus-Christ acheva de faire passer la religion naturelle en loi... II fit lui seul ce que tant de philosophes avaient en vain tâché de faire * ? »
Peut-être ces quelques lignes, extraites de deux œuvres si dissemblables, nous révèlent-elles l'essence même de la pensée religieuse de Leibniz. Sans doute tous les détails de ce projet paraîtront, à la plupart des penseurs, bien étrangers à un svstème relio-ieux. Mais il faut nous efforcer d'arracher de notre esprit les conceptions ordinaires de la religion. La religion, pour Leibniz, n'est pas seulement individuelle, mais universelle. Elle est l'unification spirituelle de toutes les forces humaines. La recherche du Bien général traduit dans l'action ce rêve de mysticisme. La création de l'humanité, le « commerce » des corps et des esprits, qu'estce autre chose que la religion devenant concrète, la théorie devenant pratique? Bien loin donc de toujours ramener les écrits politiques de Leibniz à des motifs de médiocre intérêt, il les faut montrer inséparables de son primordial rêve philosophique et rehgieux, qui fut de relier de mieux en mieux l'esprit et la réalité.