‹ Leibniz et lorganisation religieuse de la terreChapitre 172 sur 305 · Thessal, il, m · texte numérisé non relu

Thessal, il, m

4. Inédits, Théologie, vol. X, f" 180. Lettre à Imhof, conseillera Vienne, s. d.

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riciens d\m catholicisme qui triomphera peut-être ? Ceux-là distinguent avec Leibniz le corps de FEglise et Tâme de l'Eglise ; ils parlent d'une Eglise invisible ou Société des Justes; ils signalent des excommunications injustes, issues d'une erreur de fait ; ils montrent que tout fidèle qui obéit à la loi de justice et de rectitude est vraiment « baptisé » ; ils disent avec Thomas d'Aquin : « Si un fidèle, un sauvage même, nourri dans les forêts, suivait les inspirations de la raison naturelle dans l'appétit du bien et la fuite du mal, il faut tenir pour très certain que Dieu lui révélerait par une inspiration intérieure ce qu'il est nécessaire de croire'. »

Leibniz possède maintenant les vérités grâces auxquelles il est assuré de bien construire. Mais tout cela : union intérieure, bonne volonté, obéissance mystique, ne suffît pas à Bossuet. Oui ou non, FEglise est-elle infaillible ? Et comment est-elle infaillible ? Son infaillibilité ne réside-t-elle pas encore plus dans le corps de l'Eglise que dans les Conciles-?

Que signifie l'infaillibilité de membres séparés et indépendants ? Le corps de FEglise, répondait Leibniz, est « un sujet vague^». Et vraiment, puisque des luttes persistent toujours dans l'Eglise pour savoir si l'infaillibilité appartient au Pape ou au Concile général, il est bien imprudent et inutile d'étendre celte infaillibilité encore au delà.

Mais, si vous vous prêtez à l'interprétation divine des choses, tous les membres de FEglise en apparence séparés sont unis essentiellement. Vous devez croire que FEglise est un corps, vivifié par une solidarité absolue. L'union de ses membres

1. Thomas d'Aquin, cité par l'abbé G. Frémont : Jésus-Chrisl attendu et propfiélisé. douzième conférence, p. 22, note. Paris, 1887.

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