Gott Jst ûber Namen und uber Natur
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contesté celle formule, mais il eût admis aussi qu'adorer Dieu devant son image extérieure et l'adorer devant l'image intérieure qui le représente en notre esprit sont deux mouvements connexes \ puisque la philosophie et les arts sont destinés à honorer Dieu-. C'est dire à quelle hauteur se doit maintenir le culte des Images. En définitive, Leibniz approuve les images quand elles viennent exciter Taltention des hommes et se transforment ainsi en occasions extérieures de développements tout internes. Telle serait ici la formule monadique de sa pensée '. Toute parole, tout hymne, toute architecture, toute sculpture sont justifiés comme expression et ne rencontrent point de dédain auprès de Dieu.
Ce culte, magnifié par le génie artistique et la profondeur religieuse, ne se réalise nullement dans les Eglises. Leibniz écrit, dans un pamphlet contre les superstitions chrétiennes, que toutes les idolâtries païennes ont été ressuscitées, et quelquefois même d'une manière plus grossière, par la plupart des Chrétiens \ De multiples causes, qu'un homme du xvii" siècle ne peut dégager entièrement, doivent ici être recherchées. Les abus du culte des Images n'étaient pas sans corrélation avec la décadence des images elles-mêmes et avec la complète méconnaissance de leur rôle primitif. Essentiellement, dans l'art du JMo^'en Age, l'image ne pouvait sans blasphème être isolée du bâtiment total. Qui se serait avisé