Matth. XXn
2. Jean, Ep. I". IV, 12 : « flcôv o-jZzlr- tmt.o-i TcOsa-ua'.- sàv à^7.7:àtij.v/ à'AÂT^Xouî, 6 ijg'rj- h y.fxTv fxivôi. » [Ed. Tischendorf. éd. cit., t. II, p. 333.]
3. Jean. XVH, 21 : « "va Ttàvïî; ïw wj;v, xaOôj; jj -vr.r^o, hi âpo"; xàyw £v aoi, 'îvoc xal aùxol sv t,uTv tua-.v. » [Mémo édit., t. I, p. 924], Cf. une autre lecture : £v -Tjjjitvsv waiv, lecture peu sûre, d"après Loisy : Le Quatrième Jiva7igUe, op. cit., Paris. in-So.-igoS, p. 811, note 1.
4. Jean, Epitre h", IV, 8. « '0 [j.r, àya-wv o'jx àvvco tov 6£Ôv, o'i ô Oîô; à-p-r, sat'v. » (Même édit., t. II, p. 333.)
(le ceux qui aiment, sa nouvelle hiérarchie des vcrlus et des fautes. 11 écrit dans une lettre inédite àMorell : « La charité envers le prochain n'est qu'une suite de Tamour de Dieu... Saint Jean a eu raison de dire qu'il y a bien des menteurs entre ceux qui se disent aimer Dieu. // a aussi donné la véritable marque pour le connaître. Je ne reconnais l'amour de Dieu qu'en ceux qui témoignent de Fardeur pour procurer le bien... gcnéraP. » Et ailleurs: a La pierre de touche de l'amour de Dieu est celle que saint Jean nous a donnée : et lorsque je vois qu'on a une véritable ardeur pour procurer le bien général on n'est pas loin de l'amour de Dieu. - »
Rien ne serait donc plus contraire à la pensée de Leibniz que de réduire son souci du Bien général à un utilitarisme. Par ses racines métaphysiques, la doctrine leibnizienne du Bien général échappe à toute identification avec les religions de l'humanité. Mais, comme les critiques n'ont voulu saisir de cette doctrine que son extériorité, ils l'ont malgré tout adaptée à des philosophies qu'elle contredit; et ils ont rompu ainsi l'union, pourtant toujours affirmée par Leibniz, du Bien général, et de la Gloire de Dieu^
Or tout dépend de cette union ; et, selon qu'elle est ou n'est pas admise, on se trouve en face de la plus complexe métaphysique ou du plus ordinaire utilitarisme. Indéniable, semble-t-il, pour Leibniz, elle lui permet à la fois d'humaniser sans cesse la piété et de maintenir les vertus théologales pro-