Dutens, éd. cit., t. I", p
3. C'est la confusion que me paraît avoir commise M. Harald Ilôffding, qui. dans sa très intéressante esquisse duleibnizianisme, écrit : « En assignant le biei\.;jtmiversel ou le bonheur comme but au droit et à la morale, il se fait ie de\ ancier de ce qu"on appelle l'utilitarisme. » (H. Hôffding, Histoire de la Philosophie moderne, trad. française d'après la version allemande. Paris, in-8», 1906, p. 389j.
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prcmeni dites. L'Espérance cl la Foi lui paraissent réductibles Tune à l'autre; « l'espérance », dit-il, « est une foi en l'avenir, comme la foi est, pour ainsi dire, une espérance dupasse ' ». Nous ne pensons pas seulement, nous agissonscommo si cette foi et cette espérance étaient fondées. Et elles sont, en effet, indissolublement liées à l'amour que- Dieu a pour nous et que nous avons pour lui. Mais cet amour, fondement de la foi et de l'espérance, est lui-même fondé sur la connaissance de plus en. plus intime de Dieu : C'est la Gloire de Dieu en nous, Gloire qui nous fait aimer \e^ honmies que Dieu aime, le Bien universel que Dieu aime, lu beauté et l'harmonie universelles que Dieu aime. Bien général, Gloire de Dieu, Amour de Dieu; ces trois notions sonl pour toujours vivifiées l'une en l'autre et l'une par l'autre, ù jamais intangibles jusque dans la vie de la béatitude.
Dès lors toutes manières d'adorei- Dieu se configurent à ces trois notions. Orateurs et prêtres, quand nous parlons et sacrifions, et quand, par les hymnes, la musique, les ornements, les temples et les cathédrales, nous enflammons de l'amour divin -les âmes; nous devenons des philosophes, quand nousdécouvrons une nouvelle loi de la nature et de l'art. Finalement, nous adorons Dieu de la façon la plus accomphe quand nous sommes les politiques, parce qu'alors n(^us ne cherchons pas seulement Dieu, nous l'imitons, nous modifions à sa suite, continuons son œuvre, bref, nous nous ocrons comme i)is~ truments du Bien universel".
Tous ces hommes : orateurs, prêtres, philosophes, savants
\. F. de Careil, t. VII. p. 29: Grundriss eines Bedeiickens von Aufrichlun;/ einerSocielâtin Teutsckland: «Die Jloffnungist einGlaube desZuk.unftigcn gleichwie der Glaube, so zu sagen, eine lloffnung des Vergangenen. »